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L’endettement du groupe sud-africain Shoprite augmente de 114% au cours de l’exercice 2017/2018

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(Agence Ecofin) – L’endettement du géant sud-africain de la grande distribution a bondi de 114% au terme de l’exercice 2017 s’achevant en juin 2018, pour s’approcher de 7 milliards de Rands (environ 485 millions $). Dans ce montant, 5,6 milliards de Rands sont à rembourser sur le court terme (12 mois au plus à partir de fin juin 2018).

Les banques prêteuses sont les filiales à l’Île Maurice des groupes Absa Bank (Afrique du Sud) et Standard Chartered Bank (Grande Bretagne), qui ont toutes les deux accordé 2,7 milliards de Rands à Shoprite, avec un taux d’intérêt de moyen de 2,5%.

La plus forte exposition est venue du groupe sud-africain Standard Bank, qui a utilisé sa filiale en Ile de Man, pour accorder une facilité de 4,11 milliards de Rands à Shoprite. Une partie sera remboursée dans les 12 prochains mois, et l’autre sur une période plus longue.

A ces différents emprunts bancaires, le groupe de distribution a aussi un volume de découverts (crédits de trésorerie remboursable à très court terme) d’environ 4 milliards de Rands. Malgré tout, il a la liquidité suffisante pour tenir ses engagements de remboursement.

Techniquement, Shoprite disposait à la fin de l’exercice d’un stock de marchandises de près de 18 milliards de Rands qu’il devrait écouler sans difficulté, et surtout d’une trésorerie de 7,4 milliards de Rands qui devraient lui permettre de parer au plus pressé. 

Ses performances ont été mitigée au terme de la période, avec une bonne progression sur son principal marché qu’est l’Afrique du Sud, mais une baisse des revenus de l’ordre de 7% dans ses autres marchés africains. Le groupe justifie ce dernier point par le contre-effet de la dévaluation en Angola, qui a plombé le pouvoir d’achat des clients. 

Globalement, son chiffre d’affaires a progressé de 3,1% pour atteindre 145,3 milliards de Rands. Des charges légèrement en hausse lui ont permis de réaliser un bénéfice net quasi-stable par rapport à 2017 à 5,5 miliards de Rands. Dans ces conditions, le dividende proposé (2,79 rands) aux actionnaires est légèrement en baisse comparé à celui de l’année précédente (3,24 rands).

Sur la bourse de Johannesburg où l’entreprise est cotée, son action affichait en milieu de matinée une hausse de 1%. Mais en réalité, elle a débuté sur une hausse avant de commencer à replonger. Sur les 6 derniers mois, elle a dégagé une moins-value de 21,4% à ses investisseurs, selon des données du marché. 

Idriss Linge



Source https://www.agenceecofin.com

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