Conakry, février 2026 – Reconduit à la tête du ministère de l’Élevage le 5 février dernier, Monsieur le Ministre Félix Lamah entre dans une phase décisive. Lors de sa cérémonie d’installation au département, Monsieur le Ministre a dévoilé une feuille de route ambitieuse : hisser la contribution du secteur à 15 % du PIB national et atteindre l’autosuffisance alimentaire en protéines animales d’ici la fin du quinquennat.
« L’élevage n’est plus un simple complément agricole. C’est un levier stratégique de souveraineté alimentaire et de création d’emplois pour la jeunesse », a déclaré Monsieur le Ministre devant les acteurs du secteur réunis à Conakry. Diplômé de l’École nationale d’administration publique (ENAP) du Québec, il mise sur trois piliers : la modernisation des pratiques pastorales, l’intensification de l’insémination artificielle et le renforcement des circuits de transformation locale.
Des chiffres qui parlent
Selon les données du ministère, le cheptel guinéen compte aujourd’hui plus de 18 millions de têtes (bovins, ovins, caprins et porcins). Pourtant, le pays importe encore 40 % de ses besoins en viande. Le plan de Monsieur le Ministre vise à inverser cette tendance grâce à :
- La multiplication des centres d’insémination dans les quatre régions naturelles ;
- L’installation de 50 unités de transformation fromagère et de viande d’ici 2028 ;
- La formation de 5 000 jeunes éleveurs aux techniques modernes d’élevage intensif.
« Chaque village doit devenir un pôle de production. Nous allons doter les coopératives pastorales de matériel vétérinaire mobile et de réserves fourragères pérennes », précise Monsieur le Ministre.
Un engagement ancré dans le terrain
Ancien ministre de l’Agriculture sous la transition, Monsieur le Ministre Lamah connaît les défis du monde rural. Son retour au département de l’Élevage – désormais séparé de l’Agriculture – traduit une volonté politique claire : spécialiser les politiques publiques pour gagner en efficacité. « La séparation des deux ministères permet de concentrer les ressources et l’expertise sur les spécificités de l’élevage », souligne-t-il.
Les premiers signaux sont encourageants. Déjà en janvier 2026, des missions conjointes ministère-ONG ont sillonné les zones pastorales de Labé et de Pita pour cartographier les besoins en points d’eau et en centres de vaccination.
Perspective régionale
La Guinée entend aussi jouer un rôle dans la sécurité alimentaire ouest-africaine. Monsieur le Ministre Lamah a annoncé des partenariats avec le Mali et le Sénégal pour harmoniser les normes sanitaires et fluidifier les échanges transfrontaliers de bétail.
« Notre ambition dépasse les frontières nationales. La Guinée peut devenir le grenier à protéines de l’Afrique de l’Ouest », affirme Monsieur le Ministre avec conviction.


