Conakry, février 2026 – Nommée Conseillère spécialisée chargée des Nouvelles Technologies et de l’Intelligence Artificielle à la Présidence de la République en janvier 2026, Madame la Conseillère Rose Pola Pricemou a dévoilé dès ses premières semaines de fonction une vision audacieuse : positionner la Guinée parmi les pionnières africaines de l’IA inclusive. « L’intelligence artificielle ne doit pas être un privilège des métropoles occidentales. Elle doit servir nos agriculteurs, nos médecins de brousse et nos jeunes entrepreneurs », a déclaré Madame la Conseillère lors de son intervention au Forum Digital de Conakry le 12 février dernier.
Ingénieure en intelligence artificielle formée à l’École Polytechnique de Montréal et ancienne responsable de projets technologiques à l’Union africaine, Madame la Conseillère Pricemou incarne une approche résolument africaine de la tech : pragmatique, ancrée dans les réalités locales et orientée vers l’impact social tangible.
Trois initiatives phares lancées en février 2026
Première réalisation concrète : le lancement officiel du Centre National d’Intelligence Artificielle (CNIA) à Sonfonia, dans la banlieue de Conakry. Inauguré le 8 février en présence du Chef de l’État, ce centre doté de serveurs haute performance et d’une équipe de 25 chercheurs guinéens formera d’ici 2027 plus de 500 spécialistes en apprentissage automatique, traitement du langage naturel et analyse de données massives. « Ce centre n’importera pas des solutions toutes faites. Il développera des algorithmes adaptés aux langues locales, aux cultures agricoles guinéennes et aux pathologies tropicales », explique Madame la Conseillère.
Deuxième initiative : l’application « IA-Santé Guinée », déployée en phase pilote dans 15 centres de santé ruraux des préfectures de Guéckédou et de Macenta. Grâce à un modèle d’IA entraîné sur des milliers de radios pulmonaires africaines, l’application permet aux infirmiers de détecter précocement la tuberculose avec 89 % de fiabilité, même sans radiologue sur place. « Chaque minute gagnée sauve une vie. L’IA n’est pas un remplacement du personnel médical, c’est son renfort », souligne Madame la Conseillère.
Troisième pilier : le programme « IA pour l’Agriculture », en partenariat avec l’Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG). Des drones équipés de capteurs multispectraux survolent désormais les rizières de la Basse-Guinée pour détecter précocement les maladies des cultures et recommander des traitements ciblés. Les premiers tests ont permis d’augmenter les rendements de 22 % tout en réduisant de 35 % l’usage de pesticides. « Protéger nos sols et nourrir notre peuple : voilà l’IA que nous voulons », affirme-t-elle avec conviction.
Formation des jeunes talents
Madame la Conseillère a également lancé en février le concours national « CodeIA Guinée », ouvert aux lycéens et étudiants de moins de 25 ans. Les 50 finalistes bénéficieront d’une bourse complète pour intégrer le nouveau cursus « Intelligence Artificielle Appliquée » à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, inauguré en septembre 2026. « Notre richesse ce ne sont pas seulement nos minerais. Ce sont nos cerveaux. Et nous allons les former ici », déclare-t-elle avec fierté.
Positionnement international
Représentant la Guinée au Sommet Afrique-IA à Kigali (janvier 2026), Madame la Conseillère a signé un accord de coopération tripartite avec le Rwanda et le Sénégal pour mutualiser les données sanitaires anonymisées et entraîner des modèles d’IA prédictifs sur les épidémies tropicales. « L’Afrique doit parler d’une seule voix sur la gouvernance de l’IA. Ensemble, nous peserons dans les standards mondiaux », affirme-t-elle.
Avec cette feuille de route exigeante mais réaliste, Madame la Conseillère Rose Pola Pricemou transforme progressivement la Guinée en laboratoire vivant d’une intelligence artificielle humaine, inclusive et profondément ancrée dans les défis du continent.


