Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer le dialogue entre la Guinée et la France et d’asseoir un partenariat transparent et équilibré, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu en audience l’Ambassadeur de France en Guinée, SEM Luc BRIARD. Le diplomate français était accompagné de M. Vincent DI BETTA, Director-Bpifrance International Advisory et de M. Antonin Cœur-Bizot, Directeur Général de l’Agence française au développement (AFD) en Guinée.

Le Ministre Ismaël NABE a saisi l’occasion pour réaffirmer le rôle central du Ministère dont il a la charge de diriger dans la coordination des projets structurants et des investissements publics du pays. Il a insisté sur l’importance de dresser un bilan du partenariat existant de son lancement à aujourd’hui, afin d’accompagner le retour de la Guinée sur la scène continentale et de renforcer les dynamiques interrégionales, notamment avec l’Europe.
Le Ministre NABE a rappelé que le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du programme SIMANDOU 2040, en collaboration avec les groupes de travail sectoriels, les ministères concernés, les partenaires techniques et financiers ainsi que les ambassades. Selon lui, ce travail collectif a permis de poser des bases solides pour la structuration du programme, avec une trentaine de projets structurants déjà identifiés et six projets publics prioritaires prêts à être lancés rapidement. « Aujourd’hui, l’ensemble des investissements publics, y compris les 122 mégaprojets identifiés, relève de notre champ de coordination », a indiqué le ministre Ismaël NABE, précisant que certains projets sont déjà matures, tandis que d’autres nécessitent encore des études approfondies avant leur mise en œuvre.
Il a souligné l’importance de la coopération avec la France, notamment à travers des projets structurants et privés. Il a indiqué que les secteurs de la santé, des infrastructures, des télécommunications et de l’eau et assainissement sont suivis de près afin d’assurer leur réussite. Il a évoqué le lancement prochain de la phase de vulgarisation du programme SIMANDOU auprès des ambassadeurs et des partenaires techniques et financiers.
Il a par ailleurs abordé la mise en place du Fonds souverain, présenté comme un levier structurant pour la réalisation des projets et le soutien à l’entrepreneuriat. La structuration du fonds, en collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, est en cours, avec un focus sur le modèle de gouvernance et le positionnement stratégique, ainsi que sur la mobilisation de financements internationaux.
Il a rappelé que la logique institutionnelle du pays vise à créer un environnement favorable aux entreprises émergentes, notamment via la consolidation des dispositifs existants et la coordination des mécanismes de financement et de garantie. L’objectif est de permettre aux initiatives innovantes de passer à l’échelle et de contribuer pleinement à la transformation économique du pays.
Une vision stratégique à long terme
Il a insisté sur l’importance de renforcer les partenariats entre institutions nationales et partenaires internationaux, en particulier à travers des études stratégiques, la cartographie des financements disponibles et l’amélioration de la coordination des projets. Selon lui, la mise en œuvre opérationnelle constitue l’étape essentielle pour traduire les orientations stratégiques en actions concrètes et durables.
Le Ministre NABE a lancé un appel aux entreprises françaises pour qu’elles s’investissent davantage dans les projets structurants tels que Simandou, afin d’équilibrer la présence internationale sur ce minerai de fer stratégique.
L’Ambassadeur Luc BRIARD a souligné que le partenariat français s’inscrit désormais dans un continuum d’investissement public-privé. L’objectif est clair : synchroniser les outils de l’AFD et les crédits export pour catalyser les investissements solidaires. Cette dynamique se traduit par des chiffres éloquents : le portefeuille cumulé AFD et BPI France devrait atteindre près d’un milliard d’euros d’ici 2026.
L’AFD et BPI France ciblent Agro-industrie à travers un soutien massif vers la transformation locale et l’emploi, visant un effet immédiat sur le pouvoir d’achat.
Dans le Capital humain où ils mettent l’accent sur l’excellence technique, notamment par l’envoi de jeunes ingénieurs en France pour un transfert de compétences crucial au développement national.
L’Ambassadeur Luc BRIARD a annoncé l’arrivée prochaine de missions d’envergure telles que la French Tech Business en octobre et la French Mining Business en novembre. La Guinée réaffirme sa volonté de devenir une terre d’accueil privilégiée pour l’expertise française.

En conclusion, le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement confirme son rôle moteur dans la structuration et le suivi des projets prioritaires du pays, en articulant une vision stratégique avec la mobilisation des partenaires et la mise en œuvre concrète des projets, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.

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