Conakry, le 19 février 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé à l’installation officielle du Comité de pilotage chargé de l’élaboration des Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement (SRAD). Cette étape marque une avancée majeure dans la modernisation du système national de planification et de développement territorial.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé, de la société civile ainsi que des institutions nationales.
L’installation de ce Comité de Pilotage ne constitue pas un simple acte administratif, mais un véritable « moment fondateur » pour la nation. En confiant la présidence de cet organe au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la Guinée élève la planification territoriale au rang de priorité d’État. Ce comité, qui réunit ministères stratégiques, secteur privé, société civile et partenaires internationaux, a pour mission de définir les orientations politiques et de garantir la cohérence des futurs schémas régionaux.


Dans sa présentation, Dr Hassane Diallo, Directeur National du Plan (DNP), a rappelé que les SRAD constituent un outil essentiel pour : harmoniser les actions entre les plans nationaux, régionaux et locaux ; garantir une répartition plus équitable des ressources et des investissements ; traduire les visions de développement en actions concrètes et durables adaptées à chaque région naturelle.
Dans son discours de bienvenue, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a indiqué qu’il s’agit de « refonder la manière même dont la République pense son territoire. Les SRAD ne sont pas de simples documents techniques. Ils constituent un choix politique fort : celui de reconnaître que le développement durable de la Guinée doit être pensé à partir des potentialités propres à chacune de nos régions ».

Vers une aide internationale souveraine et coordonnée
L’initiative change également la donne pour la coopération internationale. En proposant un cadre de référence « clair, structuré et souverain », la Guinée entend désormais orienter l’aide au développement vers des priorités territoriales qu’elle aura elle-même définies.
Le Ministre NABE a d’ailleurs salué l’appui constant de la Banque Mondiale et des autres partenaires techniques et financiers, tout en les invitant à investir massivement dans cette planification, gage de l’efficacité future des financements engagés.

Pour garantir le succès de ces schémas, le gouvernement mise sur une synergie avec l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC). L’objectif est clair : faire des SRAD la « boussole stratégique » pour l’allocation du Fonds National de Développement Local. Cette articulation doit permettre que chaque franc investi au niveau local contribue directement à la transformation nationale.
L’État stratège en marche
Cette démarche s’inscrit dans la vision de S.E.M. Mamadi Doumbouya, Président de la République, visant à faire de chaque région un pôle de compétitivité et de bien-être. En installant ce comité, la Guinée affirme son rôle d’État stratège qui anticipe et planifie pour transformer durablement la vie de ses citoyens.
Le Ministre Ismaël NABE a conclu que ce chantier dépasse la génération actuelle : il pose les fondations d’une Guinée « harmonieuse, compétitive et solidaire » pour les décennies à venir.
Prenant la parole en tant président du Comité de pilotage, le Premier ministre Amadou Oury BAH a souligné le caractère particulièrement sensible et stratégique du sujet, rappelant que la Guinée évolue dans un environnement régional marqué par des foyers d’instabilité. Selon lui, l’élaboration des SRAD répond à un impératif fondamental : prévenir les disparités territoriales susceptibles d’alimenter le sentiment d’abandon au sein de certaines communautés.

Il a déploré qu’au fil des années, « le pays réel » ait été réduit à sa plus petite portion, laissant des zones entières sans investissements structurants.
Le Premier ministre a qualifié cet acte de « stratégique », soulignant que l’absence de planification cohérente constitue l’une des causes structurelles des déséquilibres territoriaux observés ces dernières décennies.
Dans un contexte régional marqué par des foyers d’instabilité, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’éviter toute disparité susceptible d’alimenter des frustrations locales. « Aucun développement durable ne peut se faire sans planification cohérente », a-t-il martelé, précisant que le SRAD doit devenir l’outil central d’orientation territoriale des politiques publiques.
S’adressant aux membres du Comité de pilotage, le Premier ministre a fixé des objectifs précis : produire des schémas techniquement solides, fondés sur des diagnostics rigoureux et alignés sur les orientations nationales ; orienter efficacement les investissements publics et privés ; structurer des pôles régionaux de croissance valorisant les avantages comparatifs de chaque territoire ; réduire les disparités territoriales, notamment dans les zones enclavées ; garantir la cohérence entre plans nationaux, régionaux et locaux.
Il a insisté sur la qualité méthodologique des travaux, la coordination intersectorielle, le respect des délais et la validation rigoureuse des livrables.
Un instrument opposable et opérationnel
Le Premier ministre a clairement indiqué que le SRAD ne doit pas être un simple document administratif, mais un véritable instrument d’aide à la décision, opposable et opérationnel.
Dans la perspective de la mise en place des conseils régionaux, appelés à jouer un rôle central dans la décentralisation, ces schémas constitueront la base programmatique indispensable à une gouvernance territoriale structurée.
Concluant son intervention, le Premier ministre a insisté sur le caractère impératif de la mission confiée au Comité de pilotage : « Ce n’est pas une exhortation, c’est une obligation. »
Pour lui, la paix durable suppose l’élimination des facteurs susceptibles de générer des crises, notamment les déséquilibres territoriaux et les frustrations liées au manque d’infrastructures et d’opportunités.
Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de doter la Guinée d’un système moderne d’aménagement du territoire, au service d’une croissance équilibrée et inclusive.

Cette approche inclusive et coordonnée vise à faire de chaque région un véritable pôle de développement, en cohérence avec le programme Simandou 2040 et la vision de transformation structurelle portée par Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République.

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