Conakry, le 25 février 2026-Sous la présidence de SEM Amadou Oury Bah, Premier ministre, Chef du Gouvernement, en présence de l’honorable Dr Dansa Kourouma, Président du CNT, du Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismael NABE, des membres du Gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers, le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, à travers l’INS, a procédé à la publication des résultats préliminaires du RGPH-4. Un moment historique qui marque le passage de la Guinée vers un État stratège, guidé par la précision statistique.


Il faut rappeler que le RGPH-4 a été rendu possible grâce notamment, au soutien financier et technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de la Banque mondiale. Les représentants de ces deux institutions, ont réitéré leur volonté de continuer à accompagner la Guinée dans son processus de développement.
Dans son discours de circonstance, le Ministre Ismaël NABE a dévoilé la « photographie vivante » d’une nation en pleine mutation.

Une Nation de 17,5 millions d’âmes : les chiffres clés
Le RGPH-4 établit désormais la population de la République de Guinée à 17 521 167 habitants. Les données révèlent des dynamiques démographiques et sociales majeures qui influenceront les politiques publiques des prochaines décennies :
- Une jeunesse prédominante : Les moins de 35 ans représentent 79 % de la population, avec un âge moyen fixé à 22,2 ans.
- Équilibre des genres : La population est composée de 51,8 % de femmes et 48,2 % d’hommes.
- Répartition territoriale : 61,3 % des Guinéens résident en zone rurale contre 38,7 % en milieu urbain.
- Densité : Le pays affiche une densité moyenne de 71 habitants au km².
Une rupture technologique et méthodologique
Au-delà des chiffres, le Ministre a insisté sur la « rupture qualitative » de cette édition. Pour la première fois, la Guinée a intégré des technologies numériques à chaque étape du processus, garantissant une transparence et une rapidité de traitement inédites.

Le processus a bénéficié d’une double garantie de fiabilité : l’accompagnement d’experts internationaux et la réalisation d’une enquête post-censitaire rigoureuse pour valider la couverture du dénombrement selon les standards mondiaux les plus exigeants. « Gouverner sans données fiables, c’est avancer sans boussole », a rappelé le Ministre Ismaël NABE, soulignant la vision du Président de la République, Chef de l’Etat, Mamadi Doumbouya, de placer la statistique au cœur de la refondation de l’État.
Un outil de souveraineté et de planification
Le RGPH-4 n’est pas une simple formalité administrative, mais un « point de départ » pour une planification rigoureuse des infrastructures, de la santé, de l’éducation et de l’emploi. En connaissant précisément « qui nous sommes, combien nous sommes et où nous vivons », l’État s’octroie les moyens d’agir avec équité.

Le Ministre NABE a également rendu hommage à la mobilisation exceptionnelle de plus de 22 000 agents de terrain et a salué le soutien indéfectible des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la BAD, l’UNICEF et le système des Nations Unies.
Vers de nouveaux chantiers statistiques
L’ambition du gouvernement ne s’arrête pas là. Le Ministre Ismaël NABE a annoncé la poursuite d’autres opérations structurantes, telles que le premier Recensement Général des Entreprises et l’actualisation de la mercuriale des prix, afin de renforcer la surveillance économique, d’éclairer la décision publique et de mieux protéger le pouvoir d’achat des populations. « Aujourd’hui, la Guinée ne se contente plus de regarder son avenir. La Guinée planifie avec méthode, la Guinée construit avec rigueur, la Guinée l’assume avec ambition. Révéler qui nous sommes, combien nous sommes, où nous vivons. Le RGPH4 donne à notre nation un outil fondamental, la capacité d’agir avec justesse et équité », a conclu le ministre Nabé.
Présidant la cérémonie, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a apporté des précisions relatives à ces résultats. Selon lui, si la diaspora est prise en compte, « les Guinéens pourraient dépasser les 20, millions ». Prenant l’exemple de Siguiri, il a souligné que les disparités constatées obligent les autorités à mieux anticiper les besoins d’une population en quête de commodités et d’infrastructures de base, entre autres services essentiels. « Nous avons le Simandou aujourd’hui qui va être un corridor de peuplement dans quelques années. (…). Mais ça nous indique également qu’un avantage peut cacher un des inconvénients majeurs et des menaces. D’où la nécessité, dans le cadre de notre plan de développement, d’envisager le plus rapidement possible l’émergence d’autres corridors notamment le corridor nord qui permettra de stabiliser le pays. Et si nous avons le corridor central, le pays sera à ce moment-là stabilisé sans oublier la nécessité de prendre en compte les besoins logistiques de la région sud. Quand je parle de corridor, je pense beaucoup plus au chemin de fer parce que c’est le chemin de fer de manière durable qui constitue les bases du développement économique, de la stabilité et aussi de la capacité des populations à vivre, à voyager et à se sentir dans de meilleures dispositions », a-t-il dit.

Il a par ailleurs, souligné que le RGPH-4 dépasse le simple cadre statistique. Selon lui, il constitue un véritable outil d’orientation permettant à un gouvernement responsable « de savoir ce qu’il faut faire et comment le faire pendant qu’il est encore temps ». Désormais, a-t-il ajouté, le RGPH-4 étant achevé, il est temps de s’atteler à l’identification physique des citoyens, une étape essentielle pour développer d’autres leviers d’amélioration de la vie économique et sociale. « On a fait le RGPH-4. Il nous reste la réforme des réformes, c’est que chacun d’entre nous, chaque citoyen Guinée ait son numéro d’identification personnel (…). Et ça, c’est une nécessité absolue. Et nous allons le poursuivre comme c’était indiqué dans le chronogramme et la feuille de route de la transition. Si on ne le fait pas, c’est comme si on est allé au milieu de la rivière ou au milieu de la mer et on s’est dit, tiens, je vais plonger pour voir si je peux flotter au risque de me noyer », a-t-il conclu.

Cette présentation consacre la volonté de la Guinée de bâtir son avenir sur la « vérité des chiffres » et la dignité de chaque citoyen, affirmant ainsi sa pleine souveraineté nationale.


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