Conakry, 29 mars 2026 — Le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, accompagné des cadres de son département, a présenté et défendu le projet de budget de son ministère devant la Commission des affaires étrangères, des Guinéens de l’étranger et de la coopération internationale du Conseil national de la transition (CNT).
Cette audition s’inscrit dans le cadre de l’examen de la loi de finances initiale 2026, première de la Ve République, et reflète la volonté des autorités de renforcer la cohérence entre coopération internationale et développement national.
Coopération internationale : un levier au service du développement
Face aux conseillers nationaux, le ministre a insisté sur la transformation en cours de la coopération internationale guinéenne, désormais orientée vers des résultats concrets et mesurables.
Il a rappelé que le ministère a instauré un cadre de concertation régulier avec les partenaires techniques et financiers, avec des réunions fréquentes permettant :
- de suivre la performance des projets ;
- d’aligner les interventions sur les priorités nationales ;
- et d’améliorer l’efficacité de l’aide au développement.
Désormais, la coopération ne se limite plus à des engagements théoriques, mais s’inscrit dans une logique d’impact réel sur les populations.
Des partenariats stratégiques renforcés
Le ministre a mis en avant le rôle clé de partenaires tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le FIDA et les fonds arabes dans le financement des projets structurants.
Il a également annoncé la poursuite des échanges de haut niveau avec ces institutions, en vue d’accélérer la mobilisation des ressources et la mise en œuvre des programmes.
Par ailleurs, la coopération bilatérale connaît un dynamisme accru, notamment avec plusieurs pays partenaires, contribuant au renforcement du capital humain à travers des programmes de bourses et de formation.
Le département poursuit le renforcement des partenariats internationaux, notamment à travers :
Des bourses de formation et d’études
Le renforcement des compétences nationales
Le financement de projets structurants
L’appui à la transformation institutionnelle
Cette coopération est désormais davantage orientée vers les résultats et l’impact, en cohérence avec les priorités nationales et les ambitions de Simandou 2040.
Le développement, désormais au cœur du ministère
Le ministre a particulièrement insisté sur l’évolution majeure du département, avec l’intégration explicite du volet développement dans ses attributions.
Cette orientation, impulsée par le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, vise à assurer un lien direct entre planification, mobilisation des ressources et impact sur le terrain.
L’objectif est clair : faire du ministère un véritable outil opérationnel de transformation économique et sociale.
Priorité au développement local et aux zones rurales
S’appuyant sur les résultats du RGPH-4, le ministre a rappelé que plus de 63 % de la population vit en milieu rural, ce qui impose un changement d’échelle dans les politiques publiques.
Les efforts du ministère se concentrent notamment sur :
- la construction d’infrastructures sociales de base (écoles, centres de santé) ;
- l’amélioration de l’accès aux services essentiels ;
- et la valorisation des potentialités économiques locales.
Le développement territorial devient ainsi un axe prioritaire pour réduire les inégalités et stimuler la croissance inclusive.
Simandou 2040 : cadre structurant du développement
Dans cette dynamique, le programme constitue le référentiel central de l’action publique.
Le ministre a souligné que ce programme permet :
- d’assurer la cohérence des investissements ;
- d’aligner les politiques sectorielles ;
- et de garantir une transformation durable de l’économie guinéenne.
Performance et exécution : une ambition renforcée
Le ministre a également mis en avant les efforts engagés pour améliorer l’exécution des projets et la performance budgétaire, avec un objectif de +30 % de résultats en 2026.
Cette ambition repose sur :
- l’accélération des procédures administratives ;
- le renforcement des mécanismes de financement ;
- et une meilleure coordination entre les institutions.
Une approche fondée sur l’intelligence collective
En conclusion, le ministre a appelé à une collaboration étroite entre le gouvernement et le CNT, dans un esprit d’intelligence collective.
Il a souligné que la réussite des politiques de développement repose sur une synergie entre les institutions, les partenaires et les territoires.
À travers cette présentation, le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement réaffirme son rôle central dans la transformation du pays.
En articulant coopération internationale, planification stratégique et développement territorial, le département entend accélérer la mise en œuvre des politiques publiques et améliorer durablement les conditions de vie des populations guinéennes.
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