le Garde des Sceaux lance un programme majeur de vulgarisation du Code de l’enfant à Conakry – MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a présidé, ce mercredi 8 avril 2026, la cérémonie officielle de lancement du programme de vulgarisation du Code de l’enfant dans les treize communes de la ville de Conakry.

 

Portée par la Direction nationale de l’Éducation surveillée et de la Protection judiciaire de la jeunesse, en collaboration avec le Tribunal pour enfants de Conakry, cette initiative bénéficie de l’appui financier de l’UNICEF. La cérémonie s’est tenue dans la grande salle du Tribunal du 28-Septembre, au sein de la Cour d’appel de Conakry, en présence de plusieurs hautes personnalités, notamment le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le Directeur de la Justice militaire, la Gouverneure de la ville de Conakry, ainsi que le Représentant de l’UNICEF en Guinée.

 

Dans son allocution de bienvenue, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a mis en lumière l’importance stratégique de cette initiative. Il a souligné que la vulgarisation du Code de l’enfant va bien au-delà d’une simple campagne d’information : elle constitue une exigence juridique, sociale et éducative, destinée à faire de la loi un véritable instrument de protection au service des citoyens, en particulier des enfants.

Évoquant les mutations sociales qui affectent le tissu urbain, il a rappelé le rôle fondamental de la famille dans l’encadrement des enfants et la prévention de la délinquance juvénile. Il a également appelé à une mobilisation multisectorielle impliquant les autorités judiciaires, les forces de sécurité, les services sociaux, les établissements scolaires ainsi que les organisations de la société civile, afin de garantir une protection efficace et durable de l’enfant.

 

Prenant la parole à son tour, la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Adeline Lamah, a rappelé que l’adoption du Code de l’enfant, révisé en 2019 et promulgué en 2020, traduit la volonté des autorités guinéennes de placer l’enfant au cœur des priorités nationales. Elle a toutefois insisté sur le fait qu’un cadre juridique, aussi pertinent soit-il, ne peut produire ses effets sans une appropriation effective par l’ensemble des acteurs concernés.

 

Face aux défis persistants tels que les violences faites aux enfants, les mariages précoces, le travail des enfants ou encore la situation des mineurs en contact avec la loi, elle a plaidé pour des mesures alternatives à la détention et pour la mise en place de structures de réinsertion adaptées, capables d’offrir à chaque enfant un environnement protecteur et favorable à son plein épanouissement.

 

 

Clôturant la série d’allocutions, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à faire de la protection de l’enfant une priorité nationale. Il a rappelé que le Code de l’enfant constitue un instrument fondamental pour promouvoir une justice adaptée, fondée sur l’éducation, la protection et la réinsertion des mineurs.

 

 

Il a également lancé un appel fort à la responsabilité collective, soulignant que la protection de l’enfant ne saurait relever des seules institutions judiciaires, mais exige l’implication de l’ensemble des composantes de la société.

 

 

« Je tiens à réaffirmer, en ce moment solennel, l’engagement ferme du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme à accompagner l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre effective de la politique pénale en matière de protection de l’enfant. Je veillerai personnellement à ce que l’application de la loi se fasse avec rigueur, humanité et équité. Je le dis avec force : aucune atteinte aux droits de l’enfant ne sera tolérée, et aucune violation ne restera impunie. Nous devons également accorder une attention particulière aux enfants en conflit avec la loi ou en contact avec le système judiciaire, en privilégiant des approches respectueuses de leurs droits et favorisant leur réinsertion sociale. »

 

 

Le lancement de ce programme de vulgarisation du Code de l’enfant marque une étape importante dans la consolidation de l’État de droit en Guinée. En rapprochant la loi des citoyens et en renforçant la sensibilisation autour des droits de l’enfant, les autorités entendent poser les bases d’une société plus juste, plus protectrice et plus humaine.

 

Service Communication et Relations publiques / MJDH

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