À l’occasion de la célébration différée de la Journée internationale des droits des femmes, la Guinée a participé, ce lundi 13 avril 2026, à un panel ministériel de haut niveau consacré au thème « Accès à la justice pour toutes les femmes et les filles ». Organisée par le Ministère de la Femme et des Solidarités, cette rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, aux côtés de ses homologues en charge de la Santé, de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que de l’Éducation.
Prenant la parole, le ministre de la Justice a rappelé que l’accès effectif à la justice pour les femmes et les filles, tout comme la lutte contre l’impunité des violences basées sur le genre, constituent des priorités essentielles pour le renforcement de l’État de droit. Il a souligné que ces engagements s’appuient sur des bases juridiques solides, issues à la fois de la Constitution et des conventions internationales ratifiées par la Guinée.
Abordant les réformes en cours, il a mis en lumière plusieurs actions concrètes engagées par les autorités, notamment la création de pôles spécialisés dans la prise en charge des violences basées sur le genre, le renforcement des juridictions pour mineurs, ainsi que l’amélioration de l’assistance judiciaire afin de faciliter l’accès des victimes à la justice.


Le Garde des Sceaux a également insisté sur l’importance de rendre la justice plus rapide et plus protectrice, grâce à des procédures adaptées, une meilleure protection des victimes et un accompagnement renforcé.
Concernant la lutte contre l’impunité, il a réaffirmé la détermination des autorités à mettre en œuvre une politique pénale rigoureuse, reposant sur la systématisation des poursuites, le renforcement des enquêtes et l’exécution effective des décisions de justice.
Il a réitéré la volonté du gouvernement de bâtir un système judiciaire accessible, équitable et protecteur, au service des femmes et des filles, en particulier des plus vulnérables.

Modéré par la journaliste Aissatou Sané, ce panel a permis de réaffirmer l’engagement des autorités guinéennes en faveur d’une justice plus inclusive et respectueuse des droits fondamentaux.
Service Communication et Relations Publiques / MJDH
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