Sous l’autorité du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, la Guinée a franchi ce samediune nouvelle étape décisive dans la structuration de son système de formation technique et professionnelle. Entouré du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, du ministre de l’Énergie, Laye Sekou Keita, ainsi que des autorités administratives et régionales, le Chef du Gouvernement a présidé la cérémonie de pose de la première pierre des Écoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou.
Avec ces deux nouvelles infrastructures, l’État guinéen achève le maillage national des ERAM, après leur implantation à Coyah, Boké, Labé, Dabola, Siguiri et N’Zérékoré. Cette couverture territoriale consacre une ambition structurante : doter chaque région administrative d’un pôle d’excellence dédié à la formation technique, en prise directe avec les réalités économiques locales.
Doté d’un financement global de 27 millions d’euros pour les deux sites sur 18 hectares, le projet s’inscrit dans une politique volontariste d’investissement dans le capital humain. À terme, les ERAM ont vocation à former une nouvelle génération de techniciens supérieurs immédiatement opérationnels, dans des secteurs stratégiques tels que les bâtiments et travaux publics, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la production industrielle et les métiers connexes au secteur minier.
Prenant la parole, le ministre Alpha Bacar Barry a inscrit cette initiative dans une dynamique de transformation structurelle du système éducatif guinéen. « Ces infrastructures traduisent notre volonté de répondre, de manière concrète, à la demande croissante de compétences qualifiées », a-t-il déclaré, soulignant en creux l’un des défis persistants : l’attractivité encore insuffisante de la formation professionnelle.
Le ministre a, en outre, plaidé pour une rupture assumée avec le modèle des formations généralistes, au profit de parcours davantage professionnalisants, étroitement articulés aux besoins du marché du travail. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des passerelles efficaces entre enseignement général, technique et professionnel, afin de fluidifier les trajectoires éducatives et d’optimiser l’insertion des jeunes. « L’école doit devenir un véritable levier d’insertion socio-économique », a-t-il martelé.
Pour sa part, le Premier ministre Amadou Oury Bah a replacé les ERAM au cœur de la stratégie nationale de développement du capital humain. L’enjeu, a-t-il souligné, est de doter le pays d’une main-d’œuvre qualifiée, capable d’accompagner la transformation économique en cours. Une ambition indissociable, selon lui, d’une politique éducative inclusive, fondée sur la diversification des parcours et une meilleure prise en charge des aspirations de la jeunesse.
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