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Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle Alpha Bacar Barry a lancé, ce lundi, un ambitieux programme de renforcement des compétences pratiques et numériques de — ́, , . À travers de formation intensive structurées sur huit jours, l’initiative vise une transformation profonde des pratiques pédagogiques dans les classes guinéennes et ils sont appelés à devenir les premiers vecteurs de diffusion de cette transformation. « Vous êtes les pionniers d’un changement durable ».

Porté par Monsieur le ministre , le programme s’inscrit dans une volonté assumée de rupture avec un modèle d’enseignement encore largement dominé par l’abstraction théorique. L’objectif est clair : faire émerger une pédagogie active, expérimentale et résolument tournée vers le numérique, afin de stimuler l’esprit scientifique, l’innovation et la créativité chez les élèves.

Pour l’Inspecteur Régional de l’Education de Conakry, , cette initiative dépasse le simple cadre d’un atelier de formation. Elle s’inscrit dans la dynamique stratégique nationale « », qui ambitionne d’adosser la transformation économique du pays à un investissement massif dans le capital humain. « Aucune mutation industrielle durable ne peut s’opérer sans des ressources humaines qualifiées, capables de répondre aux exigences d’un monde en mutation accélérée », souligne-t-il.

Dans les faits, le diagnostic est sans appel : l’enseignement des sciences en Guinée reste encore largement fondé sur des approches transmissives, où la mémorisation prime sur l’expérimentation. Une réalité qui limite le développement de compétences critiques et opérationnelles chez les apprenants.

L’initiative est pensée comme un projet pilote. Elle sera évaluée à l’aune de son impact réel sur les pratiques pédagogiques et sur la performance des enseignants. En cas de résultats probants, le ministère prévoit son extension à l’ensemble des régions administratives du pays, de à , de ́ à ’́́́ souligne Monsieur le ministre.

Au-delà de la formation elle-même, le programme introduit une inflexion stratégique majeure : replacer les disciplines STEM au cœur du système éducatif, non comme un segment marginal, mais comme un levier structurant de développement. « Le potentiel ne fait pas le développement, il l’accélère. Ce qui fait la différence, c’est l’humain », a rappelé le ministre. Dans un pays doté d’importantes ressources naturelles, l’enjeu consiste désormais à former une masse critique d’ingénieurs, de techniciens et de scientifiques capables de porter l’industrialisation annoncée.

Autre dimension structurante du programme : l’intégration progressive des outils numériques et de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. Le ministre a annoncé, à cet effet, le lancement imminent d’un agent conversationnel dédié à l’accompagnement des candidats au baccalauréat, capable de proposer des corrigés types et alternatives méthodologiques.

Mais l’introduction de ces technologies ne saurait être efficace sans une montée en compétence des enseignants eux-mêmes. D’où l’accent mis sur leur formation à ces nouveaux outils, dans une logique d’appropriation critique et pédagogique.

 

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