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Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a réuni ce jeudi les inspecteurs régionaux de l’éducation nationale et de l’enseignement technique pour un échange franc, stratégique et sans détour sur les défis structurels du système éducatif guinéen.

Dans une communication directe, le ministre a insisté sur une exigence majeure : tourner définitivement la page des cloisonnements administratifs pour bâtir une seule et même famille éducative, unie autour d’une vision commune. « Ce n’est pas deux inspections, ce n’est pas deux ministères, c’est un seul ministère », a-t-il martelé, appelant à faire de la collaboration, de la discipline et de la responsabilité les piliers de l’action territoriale.

Face aux inspecteurs, le ministre a dénoncé la culture de la réaction dictée par les réseaux sociaux au détriment des cadres internes de concertation, exhortant les responsables déconcentrés à reprendre pleinement leur rôle d’animation, d’anticipation et de résolution des problèmes à la base. Pour lui, l’éducation ne peut être pilotée dans l’urgence médiatique, mais à travers une gouvernance rigoureuse, structurée et orientée vers des solutions durables.

Le ministre a également lancé un appel fort à la moralisation du secteur, condamnant sans ambiguïté les pratiques de fraude, la mauvaise gestion des ressources pédagogiques et toute complaisance face aux dérives qui ternissent l’image de l’école guinéenne.

Au-delà du diagnostic, Alpha Bacar Barry a esquissé une vision ambitieuse : construire une doctrine guinéenne de l’éducation, pensée par les Guinéens et pour les réalités guinéennes, conciliant excellence académique, enracinement culturel, modernité pédagogique et adéquation avec les besoins de l’économie nationale.

Des réformes structurantes ont également été évoquées : amélioration de la gouvernance des examens nationaux, renforcement de la qualité des enseignants, investissements ciblés dans les infrastructures scolaires, décentralisation progressive de certaines compétences, et création d’un système éducatif plus attractif, plus crédible et résolument tourné vers la performance.

Le message est clair : la transformation de l’école guinéenne commence par la responsabilité collective, l’intégrité et l’engagement de ceux qui en assurent la gouvernance sur le terrain.

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