Ballets africains de Guinée : le drapeau national remis à la troupe avant son départ pour Limoges( France )
Conakry, 23 septembre 2026— Les Ballets africains de Guinée se sont envolés pour la France dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre, afin de participer au festival Les Francophonies, des écritures à la scène , à Limoges. Avant le départ, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a remis le drapeau national à la délégation, donnant ainsi un caractère officiel à cette mission culturelle.
Le ministre a appelé les artistes à la discipline et au professionnalisme. Il leur a demandé de porter avec dignité l’image de la Guinée. Il les a également exhortés à préserver l’héritage des Ballets africains et à faire découvrir, à travers leur prestation, la richesse et la diversité de la culture guinéenne.
Pour Moussa Moïse Sylla, ce déplacement est bien plus qu’une simple tournée artistique : il marque le retour sur la scène européenne d’un ensemble emblématique de la culture guinéenne. « Ce qui s’écrit ce soir, c’est bien plus qu’une aventure. C’est un retour, le retour d’un géant », avait-il déclaré à l’issue de la dernière répétition, le lundi 21 septembre, en présence de l’ambassadeur de France en Guinée. À cette occasion, il a salué les progrès réalisés par la troupe. Il a notamment souligné l’apport du chorégraphe Georges Momboye et de Kaabi Kouyaté dans la finalisation du spectacle.
Une première européenne au Grand-Théâtre de Limoges
Les Ballets africains présenteront Mansa Moussa , un spectacle de danse consacré au célèbre empereur du Mali du XIVe siècle, considéré comme l’un des hommes les plus riches de l’Histoire. Il s’agit de la première représentation du spectacle en Europe. Elle aura lieu le vendredi 25 septembre à 20 h 30, au Grand-Théâtre de Limoges , en partenariat avec l’Opéra de Limoges. Le spectacle dure environ deux heures, entracte compris.
Sur scène, 36 artistes (danseurs, musiciens, chanteurs et acrobates) font revivre cette épopée. Les djembés, balafons, koras et ngonis se mêlent à des projections monumentales et à une scénographie immersive. Les chants sont interprétés en plusieurs langues de la région, dont le malinké, le soussou, le peul, le toma, le guerzé et le baga. La création rend aussi hommage à Keïta Fodéba, qui a fondé les Ballets africains en 1952.
La troupe se produira dans un festival de dimension internationale. Organisée du 23 septembre au 3 octobre 2026, cette édition des Francophonies met à l’honneur l’Europe de l’Est et l’Asie. Plusieurs sites culturels de Limoges accueillent les spectacles.
Une renaissance portée par l’État
Le ministre a rappelé que la renaissance des Ballets africains s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui a fait de la culture l’un des piliers de la vision Simandou 2040. Relancée officiellement le 26 mars 2026 au Palais du Peuple, après une longue période d’inactivité, la troupe s’est depuis produite à la cérémonie d’ouverture du sommet de la CEDEAO à Lungi, en Sierra Leone. Le ministre a également salué l’engagement des artistes de la nouvelle génération, ainsi que l’accompagnement de l’ambassade de France en Guinée pour la délivrance des visas.
Après Limoges, d’autres perspectives internationales se dessinent pour la troupe. Une participation est notamment annoncée à l’avant-première du spectacle de fin d’année de Youssou N’Dour, à l’Accor Arena de Paris. Cette nouvelle étape pourrait ouvrir la voie à une série de représentations et renforcer le rayonnement international des Ballets africains de Guinée.



Source : MCAGUINEE



