Damba Oularé officiellement installée à la tête du Tribunal de première instance de Dubréka par l’inspecteur Général – MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

Le Tribunal de première instance (TPI) de Dubréka a officiellement une nouvelle présidente. Madame Damba Oularé a été installée dans ses fonctions ce mardi 27 octobre 2026, au cours d’une cérémonie solennelle présidée par Sékou Ibrahima Soumah, inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. La cérémonie, organisée dans la salle d’audience du tribunal, a mobilisé plusieurs personnalités judiciaires, administratives, militaires et religieuses de la préfecture. Des représentants de la Cour d’appel de Conakry, des autorités préfectorales et communales de Dubréka, du Barreau ainsi que des auxiliaires de justice ont également pris part à cet événement marquant pour la juridiction.

 

 

À l’ouverture de la cérémonie, Sékou Ibrahima Soumah a rappelé les dispositions réglementaires ayant conduit à cette installation, tout en soulignant l’importance de cette formalité dans la vie institutionnelle de la justice. Il a exhorté la nouvelle présidente et son prédécesseur à rester fidèles aux principes fondamentaux qui encadrent l’exercice de la fonction judiciaire, notamment l’intégrité, la responsabilité et le respect des règles professionnelles.

 

 

Prenant la parole à son tour, le président sortant, Abdoul Aziz Diallo, a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des collaborateurs avec lesquels il a travaillé durant son mandat. Il a notamment salué l’engagement des magistrats, des greffiers et du personnel judiciaire dans l’accomplissement de leurs missions.

 

Revenant sur les réalités de la gestion quotidienne du tribunal, il a évoqué plusieurs défis liés à l’organisation des audiences, au suivi des dossiers, au respect des délais de traitement et à l’amélioration de la qualité du service public judiciaire. Reconnaissant la nécessité de poursuivre les efforts engagés, Abdoul Aziz Diallo a insisté sur l’importance de la solidarité professionnelle et de la coopération entre les différents intervenants de la chaîne judiciaire pour renforcer l’efficacité de la juridiction.

Dans son discours d’installation, la nouvelle présidente du TPI de Dubréka a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux autorités qui ont contribué à sa nomination. Elle a également mesuré l’ampleur des responsabilités qui lui incombent désormais dans un contexte où les attentes des citoyens à l’égard de la justice demeurent importantes.

Selon ses explications, sa nomination, intervenue le 21 octobre 2026, représente davantage un engagement au service de la justice et de la République qu’une distinction personnelle. Elle a ainsi placé sa prise de fonction sous le signe du devoir, de l’exigence professionnelle et de la volonté de contribuer au renforcement de l’institution judiciaire.

 

 

Damba Oularé a par ailleurs souligné la portée symbolique de l’accession d’une femme à la tête d’une juridiction. Pour elle, l’exercice des responsabilités judiciaires doit avant tout reposer sur le mérite, la compétence, l’intégrité et la capacité à servir l’intérêt général. S’adressant particulièrement aux femmes magistrates et aux jeunes professionnelles du secteur, elle les a encouragées à faire preuve d’excellence, de détermination et de rigueur dans l’exercice de leurs fonctions.

« L’autorité judiciaire n’a pas de genre. Elle a des exigences », a-t-elle affirmé, rappelant que la compétence, la probité, le courage, l’humilité et le respect du serment constituent des valeurs essentielles pour tout magistrat, indépendamment de son sexe.

Pour donner corps à sa vision, la nouvelle présidente a présenté les principales orientations qui guideront son action à la tête du tribunal. Son ambition est de faire du TPI de Dubréka une juridiction capable d’écouter les citoyens, de rendre des décisions justes et de renforcer la confiance du public dans l’institution judiciaire. Cette ambition repose sur quatre axes prioritaires.

Le premier concerne le renforcement de la rigueur dans l’organisation et le fonctionnement de la juridiction. Il s’agira notamment d’améliorer la programmation des audiences, d’assurer un meilleur suivi des procédures, de veiller à la bonne tenue des registres et de garantir la délivrance des actes judiciaires dans des délais raisonnables.

Le deuxième axe porte sur l’accélération du traitement des affaires. Damba Oularé entend promouvoir une justice plus diligente, sans compromettre les garanties fondamentales du procès équitable ni les droits des différentes parties. Elle a rappelé que la recherche de célérité ne saurait justifier des décisions prises au détriment de la qualité, de l’impartialité ou du respect des procédures.

La troisième priorité vise à rapprocher davantage le service public judiciaire des citoyens en le rendant plus accessible et plus humain. À ce titre, la présidente entend accorder une attention particulière aux personnes vulnérables, notamment les enfants, les femmes victimes de violences et les citoyens confrontés à des obstacles dans l’exercice de leurs droits. Cette approche traduit sa volonté de faire de la justice un service public davantage attentif aux réalités et aux besoins de la population.

Le quatrième axe concerne la promotion de l’éthique, de la responsabilité et de l’exemplarité au sein du tribunal. La nouvelle responsable a insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance, l’impartialité et l’intégrité de la justice, des principes indispensables à la crédibilité de l’institution et à la confiance des justiciables.

« La robe ne confère pas la vertu ; elle en impose l’obligation », a-t-elle déclaré, mettant en avant le rôle déterminant du comportement des magistrats et des autres professionnels de la justice dans la perception que les citoyens ont de leur institution.

Consciente des contraintes matérielles, humaines et organisationnelles auxquelles les juridictions sont régulièrement confrontées, Damba Oularé a également plaidé pour une gestion fondée sur le dialogue, la concertation et la recherche de solutions adaptées aux réalités du terrain. Elle a assuré vouloir privilégier une approche participative, tout en maintenant un niveau élevé d’exigence en matière de discipline professionnelle, de respect des obligations et de qualité du travail.

Dans cette perspective, elle a réaffirmé son intention de poursuivre les efforts entrepris par son prédécesseur et de consolider les acquis du mandat d’Abdoul Aziz Diallo. Pour elle, la prise de fonction ne doit pas être synonyme de rupture systématique, mais plutôt d’une continuité constructive au service de l’amélioration de la justice.

« Je ne viens pas effacer une œuvre, mais prolonger un élan », a-t-elle déclaré, résumant ainsi sa volonté d’inscrire son mandat dans une dynamique de continuité, de progrès et de renforcement du fonctionnement du Tribunal de première instance de Dubréka.

 

 

À travers ces engagements, la nouvelle présidente affiche sa détermination à promouvoir une justice plus rigoureuse, plus accessible et plus efficace, tout en faisant de l’éthique et de la confiance des citoyens les piliers de son action à la tête de cette juridiction.

 

Service Communication et Relations Publiques /MJDH

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  • Par le Mouvement Hèri Kira

    Le mouvement citoyen Hèri Kira est une plateforme de jeunesse qui se positionne comme un ardent défenseur de la refondation nationale et un soutien actif aux actions du Général Bâtisseur Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya.

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