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Gestion collective et droit d’auteur : la Guinée engage la modernisation du BGDA avec l’appui de l’OIF et de la CISAC

Conakry, 6 octobre 2026– Un atelier de formation de quatre jours consacré à la gouvernance, à la gestion collective du droit d’auteur et à l’utilisation des outils internationaux d’identification s’est ouvert ce mardi à la plage Camayenne, sous la présidence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla. Organisée au bénéfice du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) avec le concours du Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC), cette rencontre réunit quarante participants issus des services techniques et des instances de gouvernance, ainsi que des créateurs, des producteurs et des diffuseurs.

L’initiative bénéficie du soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC), qui ont dépêché des experts régionaux et internationaux pour accompagner la restructuration du système de gestion collective en Guinée.

Une mobilisation institutionnelle et partenariale

Au nom du conseil d’administration du BGDA, le vice-président Kaba Mara a ouvert la série des interventions en réaffirmant la volonté des instances dirigeantes de rompre avec les pratiques du passé. Il a souligné l’urgence de renforcer les capacités opérationnelles du personnel et de moderniser les outils de gestion afin de garantir la souveraineté et la traçabilité des données du répertoire guinéen.

Le directeur général du BGDA, Moustapha Fofana, a ensuite exposé les faiblesses actuelles de l’institution en matière de documentation au regard des standards internationaux, en illustrant l’impact direct de ces lacunes sur la répartition des droits aux échelles nationale et internationale. Il a précisé que cet atelier s’inscrit dans une feuille de route globale de redressement, élaborée sur recommandation des instances de la CISAC et marquée par le parrainage de la SODAV (Sénégal) ainsi que par une mission d’expertise de deux mois au sein du bureau.

Le directeur général du FODAC, Malick Kébé, a mis en avant le rôle de son institution dans la recherche de partenariats structurants. Il a rappelé les chantiers prioritaires en cours, notamment la formation aux métiers techniques du spectacle et la mise en place prochaine de mécanismes de financement pérennes pour les industries créatives.

L’expertise internationale au service de la création guinéenne

Le représentant de l’OIF, Seydou Tadjou, a réaffirmé l’engagement de son organisation en faveur de la découvrabilité des contenus francophones et de la juste rémunération des acteurs culturels. Il a inscrit cette action dans le prolongement de la 5ᵉ Conférence des ministres de la Culture de la Francophonie, rappelant que la documentation des œuvres est la clé de voûte de leur exploitation numérique.

Pour sa part, le directeur régional Afrique de la CISAC, Samuel Sangwa, a rappelé l’importance stratégique de doter la Guinée d’infrastructures juridiques et techniques performantes. Il a souligné que la mise en œuvre des identifiants internationaux (tels que l’ISWC ou l’IPI) est la condition sine qua non pour permettre aux créateurs de percevoir leurs rémunérations sur les marchés internationaux.

Discours d’orientation du ministre Moussa Moïse Sylla

Prenant la parole pour clore la série des discours et lancer officiellement les travaux, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a rappelé la nécessité de placer la création culturelle au cœur des leviers économiques nationaux, en cohérence avec la vision stratégique du pays et les orientations de la Francophonie.

Dressant le constat de la précarité qui touche de nombreux créateurs malgré la richesse du patrimoine guinéen, le ministre a insisté sur les trois piliers indissociables de la perception des droits : l’identification de l’auteur, la documentation de l’œuvre et la traçabilité des usages.

« On ne peut pas distribuer ce qu’on ne peut pas tracer, et on ne peut pas tracer ce qu’on n’a pas identifié. »

Moussa Moïse Sylla a exigé la fin des modes de gestion manuels et informels, et réclamé la mise en œuvre d’un plan d’action opérationnel dès la clôture de la formation. Il a fermement invité les artistes à déclarer leurs œuvres pour en garantir la protection, tout en rappelant aux diffuseurs (médias, hôtels, organisateurs d’événements) que le paiement des redevances est une obligation légale et non une faveur.

Le ministre a conclu en annonçant la mise en place prochaine d’un système de certification des espaces diffusant des œuvres protégées, ainsi qu’une révision urgente de la redevance pour copie privée afin de l’adapter aux évolutions technologiques.

Durant ces quatre jours, les travaux s’articuleront autour de modules pratiques consacrés aux règles professionnelles de la CISAC, à la gouvernance institutionnelle et à la maîtrise des bases de données internationales.


































Gestion collective et droit du2019auteur : la Guinu00e9e engage la modernisation du BGDA avec lu2019appui de lu2019OIF et de la CISACnnConakry, 6 octobre 2026u2013 Un atelier de formation de quatre jours consacru00e9 u00e0 la gouvernance, u00e0 la gestion collective du droit du2019auteur et u00e0 lu2019utilisation des outils internationaux du2019identification su2019est ouvert ce mardi u00e0 la plage Camayenne, sous la pru00e9sidence du ministre de la Culture, du Tourisme et de lu2019Artisanat, Moussa Mou00efse Sylla. Organisu00e9e au bu00e9nu00e9fice du Bureau guinu00e9en du droit du2019auteur (BGDA) avec le concours du Fonds de du00e9veloppement des arts et de la culture (FODAC), cette rencontre ru00e9unit quarante participants issus des services techniques et des instances de gouvernance, ainsi que des cru00e9ateurs, des producteurs et des diffuseurs.nnLu2019initiative bu00e9nu00e9ficie du soutien de lu2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Confu00e9du00e9ration internationale des sociu00e9tu00e9s du2019auteurs et compositeurs (CISAC), qui ont du00e9pu00eachu00e9 des experts ru00e9gionaux et internationaux pour accompagner la restructuration du systu00e8me de gestion collective en Guinu00e9e.nnUne mobilisation institutionnelle et partenarialennAu nom du conseil du2019administration du BGDA, le vice-pru00e9sident Kaba Mara a ouvert la su00e9rie des interventions en ru00e9affirmant la volontu00e9 des instances dirigeantes de rompre avec les pratiques du passu00e9. Il a soulignu00e9 lu2019urgence de renforcer les capacitu00e9s opu00e9rationnelles du personnel et de moderniser les outils de gestion afin de garantir la souverainetu00e9 et la trau00e7abilitu00e9 des donnu00e9es du ru00e9pertoire guinu00e9en.nnLe directeur gu00e9nu00e9ral du BGDA, Moustapha Fofana, a ensuite exposu00e9 les faiblesses actuelles de lu2019institution en matiu00e8re de documentation au regard des standards internationaux, en illustrant lu2019impact direct de ces lacunes sur la ru00e9partition des droits aux u00e9chelles nationale et internationale. Il a pru00e9cisu00e9 que cet atelier su2019inscrit dans une feuille de route globale de redressement, u00e9laboru00e9e sur recommandation des instances de la CISAC et marquu00e9e par le parrainage de la SODAV (Su00e9nu00e9gal) ainsi que par une mission du2019expertise de deux mois au sein du bureau.nnLe directeur gu00e9nu00e9ral du FODAC, Malick Ku00e9bu00e9, a mis en avant le ru00f4le de son institution dans la recherche de partenariats structurants. Il a rappelu00e9 les chantiers prioritaires en cours, notamment la formation aux mu00e9tiers techniques du spectacle et la mise en place prochaine de mu00e9canismes de financement pu00e9rennes pour les industries cru00e9atives.nnLu2019expertise internationale au service de la cru00e9ation guinu00e9ennennLe repru00e9sentant de lu2019OIF, Seydou Tadjou, a ru00e9affirmu00e9 lu2019engagement de son organisation en faveur de la du00e9couvrabilitu00e9 des contenus francophones et de la juste ru00e9munu00e9ration des acteurs culturels. 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Source : MCAGUINEE

Auteur/autrice

  • Par le Mouvement Hèri Kira

    Le mouvement citoyen Hèri Kira est une plateforme de jeunesse qui se positionne comme un ardent défenseur de la refondation nationale et un soutien actif aux actions du Général Bâtisseur Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya.

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