Conakry, 18 mai 2026 – Les audiences hors siège de la Cour de Justice de la CEDEAO, organisées en République de Guinée du 13 au 18 mai 2026, ont pris fin à travers une cérémonie officielle présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Cette rencontre solennelle a réuni plusieurs autorités judiciaires, diplomatiques et administratives autour d’une ambition commune : renforcer la coopération judiciaire régionale et promouvoir la défense des droits humains dans l’espace ouest-africain.
À cette occasion, le ministre de la Justice, Ibrahima Sory II Tounkara, a transmis les remerciements du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi que ceux du gouvernement et du peuple guinéen à la Cour de Justice de la CEDEAO pour le choix porté sur la Guinée afin d’accueillir ces importantes audiences communautaires.

Dans son intervention, le ministre a salué le rôle essentiel joué par l’institution régionale dans la consolidation de la justice, la protection des droits fondamentaux et le règlement pacifique des différends entre les États membres. Selon lui, la tenue de ces audiences à Conakry illustre la solidité des relations de coopération judiciaire entre les pays de la sous-région et traduit une volonté commune de renforcer l’État de droit.
Le Garde des Sceaux a également souligné que cette mission a contribué à rapprocher davantage la justice communautaire des citoyens guinéens. Grâce à une importante mobilisation médiatique, les populations ont pu mieux comprendre les missions, les compétences et le fonctionnement de la Cour de Justice de la CEDEAO.

Évoquant les perspectives de réforme, le ministre a plaidé pour un renforcement des capacités de l’institution communautaire, notamment à travers la création de chambres d’appel, la révision de la durée des mandats des juges et l’amélioration des mécanismes d’application des décisions rendues par la Cour. Il a réaffirmé, à ce titre, l’engagement de la Guinée à accompagner toutes les initiatives destinées à consolider la justice régionale.

Prenant la parole à son tour, le Premier président de la Cour suprême de Guinée, Fodé Bangoura, a salué l’implication des autorités guinéennes dans la promotion de l’État de droit et le développement de la coopération judiciaire au sein de la sous-région.

Il a estimé que la présence de la Cour de Justice de la CEDEAO en Guinée constitue une avancée majeure pour le système judiciaire national, en rapprochant les mécanismes de justice communautaire des citoyens et des professionnels du droit.
Le haut magistrat a également mis en avant les séances de sensibilisation, les échanges techniques ainsi que les audiences organisées pendant le séjour de la délégation communautaire. D’après lui, ces différentes activités ont permis d’améliorer la compréhension des mécanismes régionaux de protection des droits humains et de promouvoir les principes de légalité, de respect des libertés fondamentales et de responsabilité des États.
Les intervenants ont enfin rendu hommage aux magistrats, avocats, greffiers et à l’ensemble des acteurs judiciaires qui ont contribué au bon déroulement de cette mission.

La cérémonie de clôture s’est terminée dans une ambiance marquée par la fraternité et la convivialité, avec l’ambition commune de renforcer davantage les liens entre les institutions judiciaires de la CEDEAO afin de promouvoir durablement la paix, la justice et les droits fondamentaux au sein de la sous-région.
Service Communication et Relations Publique / MJDH
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