En visite de terrain ce mercredi 4 novembre 2026 sur le chantier du centre pénitentiaire de Yorokoguiyah, dans la préfecture de Dubréka, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II TOUNKARA, a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution des travaux, tout en affichant son espoir de voir cette infrastructure livrée dans les meilleurs délais. Un projet stratégique dont l’achèvement apparaît désormais comme une urgence, notamment dans un contexte marqué par la démolition récente de la Maison centrale de Conakry et les défis liés à la capacité d’accueil des établissements pénitentiaires du pays.
Accompagné de plusieurs membres de son cabinet, le ministre de la Justice a effectué une nouvelle visite de supervision sur ce chantier d’envergure, destiné à accueillir jusqu’à 3 000 détenus. Cette infrastructure, qui ambitionne de contribuer au désengorgement des prisons guinéennes, se veut également un centre de réinsertion respectueux des normes nationales et internationales en matière de droits humains.
À l’issue de sa visite, Ibrahima Sory II TOUNKARA s’est félicité des progrès enregistrés et a salué la vision de son excellence, le chef de l’Etat, le président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, à l’origine de cette initiative.

« Pour une énième fois sur ce chantier du centre pénitentiaire de Yorokoguiyah à Dubréka, je commence par remercier Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, pour sa vision éclairée de doter notre pays d’une infrastructure pénitentiaire d’une telle ampleur. Vous avez vu comme moi que c’est un véritable chef-d’œuvre qui est en train d’être réalisé ici. Les travaux évoluent normalement et je suis rassuré que sous peu, on va nous livrer cette installation », a déclaré le garde des Sceaux.

Sur la question de l’évolution du chantier, le ministre s’est également dit satisfait des avancées constatées depuis sa précédente visite, estimant que les travaux progressent de manière encourageante.

Du côté de la direction des infrastructures judiciaires et pénitentiaires, l’ambition dépasse la simple construction d’un établissement carcéral. Selon son directeur, Alpha Kabinet KABA, Yorokoguiyah est avant tout conçu comme un centre de réinsertion, intégrant les exigences liées au respect des droits de l’Homme et à la préparation des détenus à leur réintégration dans la société.

Pour assurer le suivi de l’exécution, un dispositif de supervision associant la Delivery Unit, l’Administration et Contrôle des Grands Projets, le Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires ainsi que le bureau de contrôle est mis en place. Des réunions hebdomadaires permettent d’identifier les éventuels blocages et d’apporter des solutions, tout en veillant à la qualité technique des ouvrages.
Sur le terrain, le conducteur des travaux, Fotso LIONEL, a apporté des précisions sur l’état d’avancement du projet. Selon lui, le taux d’exécution global est actuellement estimé à 31 %. Les quatre blocs de détention affichent, quant à eux, un niveau d’avancement d’environ 40 % chacun. Les travaux de crépissage ont déjà commencé sur deux blocs, tandis que les blocs D3 et D4 sont au stade de la pose des briques.


Les travaux concernent également les ateliers de formation, l’infirmerie et la cuisine centrale. Le coffrage des dalles de ces deux derniers bâtiments est achevé et les équipes poursuivent les travaux au niveau du rez-de-chaussée. En revanche, les aires de jeux, les bâtiments destinés à l’église et à la mosquée restent encore à réaliser. Concernant les infrastructures d’accès, les canalisations d’évacuation des eaux pluviales ainsi que les deux dalots ont été achevés. L’entreprise chargée de l’exécution du projet s’est, pour sa part, engagée à respecter le délai contractuel fixé à février 2027.
Le bureau d’études ayant conçu le projet, représenté par Aboubacar Sylla, estime également que les travaux évoluent de manière encourageante, tout en insistant sur la nécessité de respecter les prévisions initiales. Un délai d’exécution de 24 mois avait été prévu pour la réalisation de cette infrastructure.
Toutefois, au regard du taux d’exécution global de 31 % annoncé par l’entreprise et de l’échéance de février 2027, le respect du calendrier constitue un véritable défi. Entre les ouvrages encore à réaliser, les impératifs de qualité et les attentes des autorités judiciaires, la mobilisation des différents intervenants apparaît déterminante pour accélérer le rythme du chantier.


Avec la démolition récente de la Maison centrale de Conakry et la nécessité de renforcer les capacités d’accueil du système pénitentiaire guinéen, la mise en service du centre de Yorokoguiyah revêt un caractère stratégique.

Pour le ministère de la Justice, l’enjeu est désormais de transformer cette infrastructure en un établissement opérationnel dans les meilleurs délais, sans compromettre les normes de sécurité, de dignité humaine et de réinsertion qui doivent guider son fonctionnement.
Service Communication et Relation publiques / MJDH
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