Patrimoine culturel et archives : deux membres du gouvernement reçoivent les ambassadeurs français pour accélérer le retour des biens, des restes ancestraux et des fonds documentaires guinéens
Conakry, 1er octobre 2026— À l’issue d’une semaine de consultations intenses incluant des visites de terrain et des discussions stratégiques, une délégation de haut niveau de la diplomatie culturelle française a été reçue en audience ce jeudi par deux membres du gouvernement : le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, et le Ministre Secrétaire général du gouvernement, Faya François Kamano. L’Ambassadeur Jean-Luc Martinez, chargé de la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, a été introduit par l’Ambassadeur de France en Guinée, Jean-Luc Briard, accompagné de la responsable de la coopération culturelle de l’Ambassade de France. En présence du Chef de cabinet, Thierno Hamidou Bah, de la Conseillère en charge de la Culture et de Dr Safiatou Diallo du CIRD, les échanges ont permis d’acter une volonté commune : accélérer le retour des restes humains ancestraux, des biens culturels, ainsi que des fonds d’archives et fonds documentaires en lien avec la Guinée conservés en France.
Un calendrier resserré et un « alignement des planètes »
Pour l’Ambassadeur Jean-Luc Martinez, le contexte politique et scientifique n’a jamais été aussi favorable. À la suite de la promulgation de la loi-cadre française sur la restitution des biens culturels, la publication des décrets d’application, attendue d’ici la fin du mois d’octobre, ouvrira une fenêtre d’action prioritaire s’étendant de novembre 2026 à mars 2027.
« Je vais rentrer en France avec la ferme conviction que vous êtes prêts et que vous attendez. Les lois françaises n’exigent aucun autre critère que celui de la dignité de la personne humaine pour les restes ancestraux et le caractère illicite de l’appropriation. Il n’y a aucune condition préalable de conservation. Le moment est favorable et le temps est court : nous devons bâtir un rétroplanning conjoint », a déclaré l’Ambassadeur.
Parmi les échéances clés, la partie française suggère la venue officielle d’une délégation ministérielle guinéenne à Paris dès le mois de novembre. Ce déplacement permettrait d’installer officiellement la commission bilatérale de chercheurs franco-guinéens chargée d’établir l’historique et la traçabilité des objets réclamés.
Restes humains et biens culturels : une dissociation des procédures exigée par Conakry
Face à la complexité administrative, le ministre Moussa Moïse Sylla a fermement plaidé pour une séparation nette entre le traitement des restes humains et celui des œuvres d’art. Pour les restes ancestraux, au premier rang desquels figurent ceux de l’Almamy Bokar Biro Barry, héros de la résistance à la pénétration coloniale tombé à la bataille de Porédaka, la Guinée souhaite une procédure accélérée, affranchie des lenteurs liées aux textes d’application sur les biens matériels.
Le ministre a précisé que la volonté de la famille et des autorités est d’offrir une sépulture digne à l’Almamy Bokar Biro, près de la communauté de Timbo ou au sein d’un mausolée dédié, marquant ainsi une réparation historique envers sa descendance et la nation.
Archives et fonds documentaires : une commission interministérielle à l’œuvre
Au-delà des restitutions matérielles, le volet archivistique a occupé une place centrale. Intervenant sur ce dossier, le Ministre Secrétaire général du gouvernement, Faya François Kamano, a souligné l’urgence d’engager le récolement des fonds d’archives et fonds documentaires relatifs à la Guinée, notamment ceux de la période coloniale et de 1958 à 1960, conservés dans des institutions françaises publiques ou privées.
Il a rappelé qu’une commission interministérielle a été mise en place pour piloter ce chantier. La Guinée prévoit de formuler une demande d’accès élargie et d’inscrire des crédits d’acquisition et de mécénat dans sa loi de finances afin de rapatrier ce patrimoine documentaire, essentiel à la préservation de la mémoire nationale et institutionnelle.
Vers une impulsion au plus haut sommet de l’État
Alors que les commissions de chercheurs s’apprêtent à entamer l’instruction approfondie des pièces conservées au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac et au Musée de l’Armée, la suite du processus pourrait s’inviter à l’agenda présidentiel. Un échange direct ou une rencontre au sommet entre le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et son homologue français est envisagé pour entériner le calendrier des premières restitutions d’ici le premier trimestre 2027.




































Patrimoine culturel et archives : deux membres du gouvernement reu00e7oivent les ambassadeurs franu00e7ais pour accu00e9lu00e9rer le retour des biens, des restes ancestraux et des fonds documentaires guinu00e9ensnnConakry, 1er octobre 2026u2014 u00c0 l’issue d’une semaine de consultations intenses incluant des visites de terrain et des discussions stratu00e9giques, une du00e9lu00e9gation de haut niveau de la diplomatie culturelle franu00e7aise a u00e9tu00e9 reu00e7ue en audience ce jeudi par deux membres du gouvernement : le ministre de la Culture, Moussa Mou00efse Sylla, et le Ministre Secru00e9taire gu00e9nu00e9ral du gouvernement, Faya Franu00e7ois Kamano. L’Ambassadeur Jean-Luc Martinez, chargu00e9 de la coopu00e9ration internationale dans le domaine du patrimoine, a u00e9tu00e9 introduit par l’Ambassadeur de France en Guinu00e9e, Jean-Luc Briard, accompagnu00e9 de la responsable de la coopu00e9ration culturelle de l’Ambassade de France. En pru00e9sence du Chef de cabinet, Thierno Hamidou Bah, de la Conseillu00e8re en charge de la Culture et de Dr Safiatou Diallo du CIRD, les u00e9changes ont permis d’acter une volontu00e9 commune : accu00e9lu00e9rer le retour des restes humains ancestraux, des biens culturels, ainsi que des fonds d’archives et fonds documentaires en lien avec la Guinu00e9e conservu00e9s en France.nnUn calendrier resserru00e9 et un u00ab alignement des planu00e8tes u00bbnnPour l’Ambassadeur Jean-Luc Martinez, le contexte politique et scientifique n’a jamais u00e9tu00e9 aussi favorable. u00c0 la suite de la promulgation de la loi-cadre franu00e7aise sur la restitution des biens culturels, la publication des du00e9crets d’application, attendue d’ici la fin du mois d’octobre, ouvrira une fenu00eatre d’action prioritaire s’u00e9tendant de novembre 2026 u00e0 mars 2027.nnu00ab Je vais rentrer en France avec la ferme conviction que vous u00eates pru00eats et que vous attendez. 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Pour les restes ancestraux, au premier rang desquels figurent ceux de l’Almamy Bokar Biro Barry, hu00e9ros de la ru00e9sistance u00e0 la pu00e9nu00e9tration coloniale tombu00e9 u00e0 la bataille de Poru00e9daka, la Guinu00e9e souhaite une procu00e9dure accu00e9lu00e9ru00e9e, affranchie des lenteurs liu00e9es aux textes d’application sur les biens matu00e9riels.nnLe ministre a pru00e9cisu00e9 que la volontu00e9 de la famille et des autoritu00e9s est d’offrir une su00e9pulture digne u00e0 l’Almamy Bokar Biro, pru00e8s de la communautu00e9 de Timbo ou au sein d’un mausolu00e9e du00e9diu00e9, marquant ainsi une ru00e9paration historique envers sa descendance et la nation.nnArchives et fonds documentaires : une commission interministu00e9rielle u00e0 l’u0153uvrennAu-delu00e0 des restitutions matu00e9rielles, le volet archivistique a occupu00e9 une place centrale. Intervenant sur ce dossier, le Ministre Secru00e9taire gu00e9nu00e9ral du gouvernement, Faya Franu00e7ois Kamano, a soulignu00e9 l’urgence d’engager le ru00e9colement des fonds d’archives et fonds documentaires relatifs u00e0 la Guinu00e9e, notamment ceux de la pu00e9riode coloniale et de 1958 u00e0 1960, conservu00e9s dans des institutions franu00e7aises publiques ou privu00e9es.nnIl a rappelu00e9 qu’une commission interministu00e9rielle a u00e9tu00e9 mise en place pour piloter ce chantier. 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Source : MCAGUINEE



