Ce jeudi marque une étape décisive dans la dynamique de modernisation de notre écosystème numérique. J’ai eu l’honneur de recevoir une délégation de haut niveau de la Banque Africaine de Développement, conduite par Monsieur Lawson Zankli Laté Dodji. Cette rencontre s’inscrit dans une logique de coopération renforcée, visant à consolider les fondations d’un secteur numérique résilient, inclusif et générateur de valeur ajoutée pour notre territoire. Elle témoigne de la confiance mutuelle entre nos institutions et de notre volonté commune de transformer les ambitions digitales en réalités économiques tangibles, au bénéfice direct des populations et des entreprises locales.
Au cœur de nos échanges figurait le soutien concret à l’entrepreneuriat des jeunes et à l’innovation technologique. Notre département considère la jeunesse comme le moteur principal de la révolution numérique en cours. En collaborant étroitement avec la BAD, nous entendons structurer des mécanismes de financement adaptés aux startups et aux jeunes porteurs de projets, tout en favorisant l’émergence de pôles d’innovation ancrés dans les réalités locales. Les initiatives portées par les incubateurs, les fablabs et les clusters technologiques régionaux bénéficieront directement de cette synergie institutionnelle, permettant ainsi de transformer les idées en entreprises viables, compétitives et créatrices d’emplois durables. Cette approche s’aligne parfaitement avec les programmes déjà déployés sur le terrain, qui privilégient l’accompagnement technique, le mentorat et l’accès aux marchés publics numériques.
Les discussions ont également permis de présenter les priorités stratégiques du département en matière d’infrastructures numériques. Le développement du Backbone national constitue une priorité absolue, car il représente la colonne vertébrale de notre connectivité future. Son extension garantira une couverture territoriale plus large, une meilleure qualité de service et une réduction des coûts d’accès pour les entreprises, les administrations et les citoyens. Parallèlement, nous avons mis en avant la nécessité de mobiliser des financements innovants pour la pose d’un troisième câble sous-marin. Cette infrastructure critique renforcera notre souveraineté numérique, améliorera la résilience de nos réseaux et positionnera notre pays comme un hub régional de données et de services cloud, en parfaite cohérence avec les dynamiques observées sur les plateformes économiques locales et les initiatives de digitalisation des PME. Cette modernisation s’appuiera sur des partenariats public-privé éprouvés, tels que ceux déjà initiés par les chambres de commerce numériques et les hubs technologiques de nos principales métropoles, qui font office de modèles de réussite en matière d’insertion professionnelle et de transfert de compétences.
Afin de concrétiser ces ambitions, un point focal technique a été officiellement désigné. Sa mission consistera à assurer le suivi rigoureux des engagements pris, à coordonner les travaux entre les institutions partenaires et à veiller à l’alignement des projets avec les cadres réglementaires et les standards internationaux. Cette démarche reflète notre volonté de transparence, d’efficacité et de redevabilité. Elle s’inscrit également dans la continuité des consultations menées auprès des acteurs locaux, des opérateurs télécoms, des universités et des organisations de la société civile, dont les retours ont largement inspiré notre feuille de route numérique et les programmes de formation aux métiers du digital. Le point focal travaillera en étroite collaboration avec les observatoires sectoriels locaux et les agences de promotion de l’investissement, afin d’assurer une remontée d’information continue et une adaptation rapide des programmes aux besoins du terrain.
Cette rencontre avec la délégation de la BAD illustre la maturité de notre dialogue institutionnel et la convergence de nos visions pour un développement numérique durable. En conjuguant expertise financière, accompagnement technique et engagement politique, nous posons les bases d’une croissance inclusive, créatrice d’emplois qualifiés et vecteur de modernisation des services publics. Les prochaines étapes seront marquées par la finalisation des études de faisabilité, la mobilisation des premiers jalons financiers et le lancement des appels à projets destinés à l’écosystème local. Confiant dans la dynamique engagée, je réaffirme notre détermination à faire du numérique un levier stratégique de prospérité partagée, au service des générations présentes et futures.


