WCAF 5 à Conakry : le Ministre Ismael Nabé et le PM Amadou Oury Bah appellent à transformer les investissements en emplois et en prospérité pour l’Afrique

Conakry, le 20 octobre 2026-La capitale guinéenne a accueilli ce mardi la cérémonie de lancement de la cinquième édition du West and Central Africa Forum (WCAF 5), consacrée au renforcement des partenariats économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre. Avec plus de 1 500 participants annoncés, venus de plus de 50 pays, ce rendez-vous de deux jours ambitionne de faire converger les capitaux, les compétences et les priorités de développement autour de projets concrets. Du représentant de UK Export Finance au Commissaire commercial de Sa Majesté le roi Charles III pour l’Afrique, en passant par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismael NABE et le Premier ministre Amadou Oury Bah, les différentes interventions ont porté un message commun : dépasser les déclarations d’intention pour faire de la coopération internationale un véritable moteur de transformation économique, d’industrialisation et de création d’emplois.

Conakry, carrefour des ambitions économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone

La Guinée s’est affirmée comme un point de convergence des ambitions économiques britanniques et africaines à l’occasion de ce WACAF 5. Organisée dans un contexte de recomposition des échanges internationaux et de recherche de nouveaux relais de croissance, cette cinquième édition entend franchir une nouvelle étape dans la construction de partenariats capables de produire des résultats mesurables.

Avec plus de 1 500 participants issus de plus de 50 pays, 23 panels thématiques et des espaces dédiés aux rencontres d’affaires, le forum témoigne de l’intérêt croissant porté aux perspectives d’investissement en Afrique francophone. Responsables gouvernementaux, représentants d’institutions financières, diplomates, investisseurs et dirigeants d’entreprises britanniques et africaines sont réunis autour d’une même ambition : convertir les opportunités économiques en projets bancables, les projets en investissements et les investissements en retombées concrètes pour les populations.

Cette mobilisation est d’autant plus significative que le WACAF s’est progressivement imposé comme une plateforme de dialogue entre le Royaume-Uni et les économies francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour les organisateurs et les partenaires, l’enjeu n’est plus seulement de consolider les relations établies, mais de leur donner une traduction économique durable.

UK Export Finance : de la confiance aux résultats, le nouveau défi du WACAF

Dans son discours de circonstance, M. Steve Gray OBE, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre à UK Export Finance, a placé les valeurs de transparence, d’honnêteté, de connexion, de pragmatisme, de dynamique d’action et de confiance au cœur de la réussite du forum.

Au-delà de leur portée institutionnelle, ces principes constituent les conditions indispensables à la concrétisation des investissements. La transparence doit permettre aux partenaires de mieux comprendre les opportunités disponibles. L’honnêteté impose d’aborder ouvertement les risques, les obstacles et les décisions difficiles qui peuvent freiner les projets. La connexion doit rapprocher les compétences, les institutions et les ressources nécessaires à leur réalisation.

Le pragmatisme, quant à lui, commande de transformer les opportunités prometteuses en projets suffisamment solides pour convaincre les investisseurs, mobiliser les institutions financières et permettre aux gouvernements d’en assurer l’exécution.

M. OBE insiste également sur la nécessité de dépasser les rencontres et les conversations prometteuses pour parvenir à des engagements précis, à des responsabilités partagées et à une véritable dynamique d’action. Car, dans un environnement où les besoins de financement sont considérables, la confiance reste un facteur déterminant de la décision d’investir. Son ambition pour cette cinquième édition est claire : faire du WACAF 5 un tournant dans l’évolution du forum, en faisant passer cinq années de relations et d’ambitions partagées à une nouvelle phase de partenariats, d’investissements et de réalisations.

Le Royaume-Uni annonce plus d’un milliard de livres sterling de projets soutenus

M. Ben Coleman MP, Commissaire commercial de Sa Majesté le roi Charles III pour le continent africain, a donné une dimension financière et opérationnelle à cette ambition. Saluant l’accueil réservé à la délégation britannique par le gouvernement et le peuple de Guinée, il a souligné que cette édition rassemble la représentation la plus large de pays de l’histoire du forum. Il a également mis en avant la présence d’une importante délégation britannique, comprenant notamment Tim Reid, directeur général de UK Export Finance, des représentants de British International Investment et du Private Infrastructure Development Group, plusieurs ambassadeurs ainsi que près d’une centaine d’entreprises britanniques.

Cette mobilisation traduit une volonté de renforcer les relations commerciales et de rapprocher les entreprises des partenaires financiers et institutionnels nécessaires à la réalisation de leurs projets.

L’un des temps forts de cette intervention réside dans les résultats annoncés par UK Export Finance. Le soutien à l’exportation publié pour la région, qui s’élevait à environ 214 millions de livres sterling lors du premier forum en 2022, a atteint près de 480 millions de livres sterling au cours du dernier exercice financier achevé, soit plus du double.

Depuis la précédente rencontre de Lomé, un portefeuille de projets soutenus par le Royaume-Uni en Afrique francophone de l’Ouest et du Centre a également été constitué, pour une valeur contractuelle cumulée annoncée d’environ 1,14 milliard de livres sterling.

À cela s’ajoute l’augmentation de l’appétit pour le risque de marché de UK Export Finance dans quatre pays de la région, représentant un relèvement cumulé de 1,7 milliard de livres sterling. Cette évolution doit permettre d’élargir les possibilités de financement et de soutenir une nouvelle génération de projets viables.

Les secteurs concernés comprennent notamment les réseaux électriques, l’approvisionnement en eau, les établissements scolaires, les transports et les infrastructures publiques. Ces interventions complètent un portefeuille plus large couvrant les routes, les ponts, les hôpitaux, les services d’urgence, l’agriculture et les équipements destinés aux industries productives.

Pour le représentant du roi Charles III, la finalité de ces investissements est concrète : améliorer la fiabilité de l’électricité pour les entreprises, faciliter le transport des marchandises, renforcer l’accès à l’eau, soutenir l’éducation et consolider les infrastructures indispensables au développement économique.

Il a également mis en avant le rôle de British International Investment, dont le portefeuille en Afrique francophone de l’Ouest et du Centre est évalué à 1,2 milliard de livres sterling. Selon les chiffres présentés, les entreprises accompagnées par cette institution soutiennent plus de 112 000 emplois et génèrent 1,3 milliard de dollars de recettes fiscales. Pour lui, la réussite du WACAF doit être appréciée à travers les projets qui avancent, les financements mobilisés et les réalisations qui se concrétisent sur le terrain.

Faire du partenariat avec Londres un accélérateur de Simandou 2040

Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismael NABE, a défendu une vision ambitieuse du partenariat entre la Guinée, le Royaume-Uni et l’ensemble des pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Accueillant les délégations et les investisseurs, il a souligné que la présence de plus de 1 500 participants venus de plus de 50 pays dépasse la simple dimension d’un rassemblement international. Elle traduit, selon lui, une convergence de volontés politiques, d’ambitions économiques et de convictions partagées autour du potentiel de transformation du continent africain. Pour le Ministre Ismaël NABE, l’Afrique ne doit plus être considérée uniquement comme un continent de promesses, mais comme un espace de possibilités concrètes, d’opportunités d’investissement et de transformation économique.

Cette vision trouve une illustration particulière dans les relations entre Conakry et Londres. Le Ministre NABE a rappelé qu’en juin 2025, la Guinée et UK Export Finance avaient franchi une étape importante avec la signature d’un accord-cadre stratégique portant sur un portefeuille de projets dépassant 1,8 milliard de livres sterling.

Ce portefeuille couvre plusieurs infrastructures structurantes, dont la cité administrative de Koloma, les réseaux de transmission électrique, l’approvisionnement en eau potable, les infrastructures routières et logistiques, ainsi que les équipements éducatifs et de formation.

Pour M. NABE, ce partenariat illustre une coopération qui associe volonté politique, expertise commerciale et capacité de financement. Il doit désormais permettre de dépasser la logique des rencontres ponctuelles et de la seule mobilisation des capitaux pour s’engager résolument dans la mise en œuvre des projets. « Passer de la coopération à la transformation » signifie, dans cette perspective, obtenir des résultats tangibles : davantage d’emplois pour la jeunesse, plus d’opportunités pour les entreprises nationales et une prospérité accrue pour les populations.

Le Ministre Ismael NABE a également mis en avant les efforts engagés par le gouvernement pour moderniser les outils de planification, améliorer l’architecture de financement du développement et renforcer les mécanismes de mobilisation des investissements.

Il a évoqué plusieurs évolutions institutionnelles et financières, notamment la notation souveraine obtenue auprès de S&P Global Ratings en septembre 2025, dont la perspective aurait été relevée à positive en mars 2026, ainsi que l’acceptation, le 16 septembre 2026, de la candidature de la Guinée à l’adhésion au Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Il a également mentionné l’évolution du classement du risque-pays de la Guinée, annoncée le 5 octobre, ainsi que les travaux engagés en vue de la mise en place d’un fonds souverain. Ces démarches traduisent la volonté des autorités guinéennes de consolider la confiance des partenaires, de renforcer la lisibilité de l’environnement économique et d’élargir les possibilités de financement des priorités nationales.

Simandou 2040, la colonne vertébrale de la transformation économique

Mais c’est surtout autour du Programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040 qu’Ismael Nabé a articulé sa vision de la transformation nationale. Sous le leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, la Guinée entend dépasser un modèle économique essentiellement fondé sur l’exportation de matières premières pour évoluer vers une économie capable de transformer ses ressources en infrastructures, en énergie et en industries productives.

Le programme repose, selon le ministre, sur 122 mégaprojets et réformes structurés autour de cinq piliers : l’agriculture, l’industrie alimentaire et le commerce ; l’éducation et la culture ; les transports, la technologie et les infrastructures ; les finances, l’assurance et l’économie ; enfin, la santé et le bien-être.

Ces cinq piliers s’articulent autour de principes transversaux de bonne gouvernance, de souveraineté et de justice. Ils doivent permettre de faire converger les investissements dans les infrastructures, le développement du capital humain, les capacités industrielles et les services essentiels.

Dans cette dynamique, le démarrage du train de Simandou constitue une étape majeure. Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité de faire en sorte que les retombées de cette infrastructure profitent à l’ensemble du territoire.

L’enjeu est de faire voyager avec le train les opportunités économiques, les emplois et la prospérité. Cela suppose une électricité capable de soutenir l’industrie, une agriculture alimentant les unités de transformation locales, des infrastructures facilitant les échanges et une participation accrue des entreprises guinéennes aux chaînes de valeur.

Le Ministre Ismael NABE a rappelé que les perspectives d’investissement en Guinée dépassent largement le secteur minier. L’énergie, les infrastructures, la logistique, l’agriculture, l’agro-industrie, le numérique, la formation professionnelle et le développement urbain constituent autant de domaines dans lesquels le pays recherche des partenaires capables d’apporter des capitaux, des technologies et des compétences.

Cette diversification doit également s’inscrire dans une dynamique régionale. Le renforcement des infrastructures intégrées, la connexion des marchés et la consolidation des chaînes de valeur sont autant de leviers pour accroître la compétitivité des entreprises et soutenir une croissance durable en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le ministre NABE a ainsi appelé les participants à faire des deux journées du forum un espace de solutions concrètes. Les panels et les rencontres d’affaires doivent déboucher sur des feuilles de route, des responsabilités clairement définies et des mécanismes de suivi. La dealroom, espace de rapprochement entre projets, investisseurs et financements, doit notamment contribuer à transformer les opportunités en engagements opérationnels.

Présidant cette cérémonie de lancement, le Premier ministre Amadou Oury Bah a donné à cette ambition une portée politique et stratégique. Pour lui, les prix des matières premières se forment sur les marchés mondiaux, mais la place que la Guinée occupera demain dans l’économie internationale dépend des décisions prises aujourd’hui. Le choix du pays est donc de développer une puissance productive, de maîtriser davantage les technologies et de faire grandir des entreprises capables de conquérir de nouveaux marchés.

Dans cette perspective, le Programme Simandou 2040 fixe le cap d’une transformation dans laquelle la richesse minière doit devenir un moteur de diversification économique. Cela implique de disposer d’une électricité fiable pour les industries, d’infrastructures permettant de réduire les coûts logistiques et de financements accessibles aux entreprises.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les chaînes de transformation agricoles, d’améliorer l’éducation et la santé et de développer une formation professionnelle adaptée aux métiers dont le pays a besoin. M. Amadou Oury Bah a souligné que l’expertise britannique en matière de finance, d’ingénierie et de technologie pouvait accompagner cette transformation, à condition que les projets atteignent un niveau de maturité technique et financière suffisant.

Il a insisté sur la nécessité de disposer d’études solides, de contrats équilibrés et d’une répartition maîtrisée des risques. En retour, le gouvernement guinéen entend améliorer la coordination administrative, renforcer la prévisibilité du cadre d’investissement et veiller à la soutenabilité des engagements publics.

Le chef du gouvernement a également défendu une approche pragmatique des relations entre l’État et le secteur privé. L’objectif n’est pas d’opposer les deux acteurs, mais de leur permettre de mobiliser leurs capacités respectives pour faire émerger un écosystème économique performant. Dans cette logique, le contenu local doit se traduire par des contrats accessibles aux petites et moyennes entreprises guinéennes, des transferts de compétences et une meilleure qualification de la main-d’œuvre nationale. La formation des jeunes doit ainsi être intégrée dès la conception des projets afin que les investissements contribuent effectivement au développement des compétences et à la création d’emplois.

Le Premier ministre a également présenté la neutralité stratégique comme un principe directeur de la politique de coopération de la Guinée. Sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya, le pays entend entretenir des relations de coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, sans exclusivité accordée à un État particulier. Cette orientation vise à permettre à la Guinée de diversifier ses partenariats, de défendre ses intérêts nationaux et de saisir les opportunités offertes par une économie mondiale en pleine recomposition.

Le Premier Amadou Oury Bah a, par ailleurs, appelé l’Europe et l’Afrique à repenser leurs relations économiques, estimant que les transformations en cours à l’échelle internationale ouvrent de nouvelles perspectives de coopération entre les deux rives de la Méditerranée.

Enfin, il a appelé les départements ministériels concernés à assurer le suivi des projets prioritaires, à identifier leurs partenaires et à établir des calendriers crédibles de mise en œuvre.

Aux investisseurs, il a proposé de construire avec la Guinée des relations de long terme fondées sur la confiance et le respect mutuel des engagements. Il a surtout fixé un critère déterminant pour apprécier les résultats de cette coopération : la valeur ajoutée produite dans le pays et la qualité des emplois créés.

C’est dans cet esprit qu’au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, Amadou Oury Bah a officiellement déclaré ouverts les travaux de la cinquième édition du WACAF.

Au terme de cette cérémonie, une conviction se dégage des différentes interventions : la réussite du partenariat entre le Royaume-Uni, la Guinée et l’Afrique francophone ne se mesurera pas uniquement au nombre de participants, aux annonces financières ou aux accords signés, mais à la capacité collective de transformer ces engagements en réalisations concrètes.

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  • Par le Mouvement Hèri Kira

    Le mouvement citoyen Hèri Kira est une plateforme de jeunesse qui se positionne comme un ardent défenseur de la refondation nationale et un soutien actif aux actions du Général Bâtisseur Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya.

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