Cette semaine, à Rome, le ministre guinéen de l’Agriculture, Félix Lamah, a porté haut la voix de Conakry lors de la table ronde de haut niveau du Fonds international de développement agricole (FIDA), consacrée à l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Dans un discours structuré et volontariste, il a réaffirmé la détermination des autorités guinéennes à ériger le développement agricole en véritable moteur de croissance économique, de création d’emplois et de souveraineté alimentaire. Une intervention qui s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qualifié de « bâtisseur » pour son engagement à refonder les bases économiques du pays, et dans la feuille de route du Gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah.
Organisée dans le cadre de la 14ᵉ reconstitution des ressources du FIDA (FIDA14), cette rencontre a réuni ministres, bailleurs de fonds et experts du développement rural autour d’un objectif commun : mobiliser des financements conséquents pour transformer l’agriculture familiale africaine. Devant ce parterre international, Félix Lamah a présenté les ambitions de la Guinée, adossées au Programme Simandou 2040, feuille de route stratégique qui vise à faire du pays un pôle agro-industriel régional d’ici les quinze prochaines années.
Le « premier kilomètre », cœur de la stratégie guinéenne
Le ministre a longuement plaidé pour un financement accru du secteur agricole, en particulier du concept de « premier kilomètre ». Ce terme désigne l’ensemble des investissements et services essentiels situés au plus près des producteurs ruraux : accès à l’eau, intrants de qualité, mécanisation, conseil agricole, crédit adapté et infrastructures de stockage. « Financer le premier kilomètre, c’est garantir que ces services deviennent une réalité tangible pour nos communautés paysannes », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité de réduire la fracture entre les politiques nationales et la réalité du terrain.
Cette approche traduit une rupture avec les logiques descendantes traditionnelles. Elle place l’exploitant agricole, souvent isolé et sous-équipé, au centre de l’action publique, conformément à la doctrine du Président Doumbouya qui fait de la proximité avec les populations rurales un axe majeur de sa gouvernance.
Des acquis concrets mis en avant
Félix Lamah n’est pas venu à Rome les mains vides. Il a dressé un bilan des investissements massifs consentis ces dernières années par le Gouvernement guinéen : désenclavement de bassins de production, sécurisation de la maîtrise de l’eau sur des milliers d’hectares, équipement significatif des exploitations en machines modernes. Sur le plan du capital humain, des centaines de milliers de ménages et d’exploitants ont bénéficié d’un encadrement technique, avec une attention particulière portée à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ruraux, deux catégories essentielles à la dynamique agricole nationale.
Ces résultats témoignent de l’impulsion donnée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, dont l’équipe gouvernementale a fait de la modernisation du monde rural une priorité transversale, en coordination avec les ministères de l’Économie, des Infrastructures et de l’Enseignement technique.
Trois priorités stratégiques pour l’avenir
Devant les partenaires internationaux, le ministre a défendu trois axes prioritaires : le financement des infrastructures agricoles et du désenclavement rural ; la modernisation des mécanismes de financement et la structuration des chaînes de valeur pour faciliter l’accès aux marchés ; enfin, la mobilisation accrue d’investissements privés dans le secteur. Il a également plaidé pour un renforcement des ressources du FIDA, accompagné de mécanismes innovants de financement, de garanties et de cofinancements.
Un partenariat de plus de quarante ans avec le FIDA
La présence de Félix Lamah à Rome s’inscrit dans une relation historique. Partenaire de la Guinée depuis plus de quatre décennies, le FIDA accompagne plusieurs initiatives de développement rural, notamment le programme AgriFARM. Le Gouvernement entend désormais consolider cette coopération à travers l’accélération du déploiement d’AgriFARM II et l’élaboration du nouveau Cadre de coopération pays (COSOP) 2027-2032, aligné sur les priorités du Programme Simandou 2040. Cette dynamique vise à moderniser l’agriculture familiale, valoriser les corridors économiques, améliorer les revenus des exploitants et favoriser l’intégration des producteurs dans des chaînes de valeur compétitives.
La vision d’un Président bâtisseur
Réaffirmant l’ambition des autorités guinéennes, Félix Lamah a conclu en inscrivant son action dans la trajectoire fixée par le chef de l’État. « C’est par cette trajectoire que nous bâtissons avec détermination sous le leadership de notre président, Son Excellence Mamadi Doumbouya. Nous érigeons aujourd’hui l’agriculture en un pilier de notre souveraineté alimentaire, de l’emploi de nos jeunes et de la transformation économique structurelle de notre nation », a-t-il déclaré depuis Rome, au micro de la télévision nationale.
Dotée de plus de 13 millions d’hectares de terres arables, d’une pluviométrie parmi les plus généreuses d’Afrique de l’Ouest et d’une diversité agroécologique exceptionnelle, la Guinée dispose d’atouts considérables. Sous l’impulsion du Général Mamadi Doumbouya et la coordination gouvernementale d’Amadou Oury Bah, le pays entend enfin transformer ce potentiel en richesse partagée. Le plaidoyer de Félix Lamah à Rome en constitue une étape décisive.



