La cérémonie de clôture tant attendue à Kindia s’est déroulée sans la présence physique du Chef de l’État. Si les premières notes officielles évoquaient pudiquement des raisons indépendantes de sa volonté et des contraintes d’agenda, la réalité reflète une tout autre vérité, bien plus noble et profondément humaine. Le Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, a choisi de modifier ses priorités républicaines pour faire face à l’urgence absolue qui frappe la nation : le tragique accident de camion-citerne survenu à Dubréka, une catastrophe humaine qui a plongé le pays dans le deuil et l’effroi.
En choisissant de rester auprès des siens, le Chef de l’État démontre qu’il incarne l’image d’un Président humain et humaniste, un authentique père de famille pour tous les Guinéens. Face à la violence de l’explosion à Khorira et à la détresse des nombreuses victimes souffrant de brûlures d’une extrême gravité, la place du leader de la nation n’était plus sur les estrades officielles, mais bien au chevet des blessés et aux côtés des familles éprouvées. Ce choix courageux illustre une rupture nette avec les protocoles rigides au profit d’une boussole morale dictée par la compassion, la solidarité et l’empathie envers ses compatriotes.
L’accident de Dubréka, par sa violence inouïe et le bilan médical lourd qu’il engendre, exigeait une réponse immédiate au plus haut sommet de l’État. Les brûlures complexes subies par les survivants nécessitent une mobilisation sans précédent des services de santé et une coordination rigoureuse des secours. En renonçant au déplacement de Kindia, le Général Mamadi Doumbouya a personnellement veillé à ce que tous les moyens logistiques, humains et financiers soient déployés en urgence pour sauver des vies. Son engagement ne se limite pas à des mots de condoléances ; il se traduit par des actes concrets de gestion de crise sur le terrain.
La Guinée traverse des moments où l’unité nationale se forge dans la douleur partagée. À travers cette décision, le Président rappelle que chaque citoyen guinéen compte et que la souffrance du peuple est directement ressentie au sommet de l’État. Ce sens élevé du devoir patriotique et familial renforce le lien de confiance entre le dirigeant et sa population. Loin des calculs politiques, c’est l’humanisme pur qui a dicté l’agenda présidentiel de ces derniers jours. La présence spirituelle et l’action concrète du père de la nation auprès des grands brûlés de Dubréka restent le plus vibrant témoignage de son dévouement absolu envers le peuple souverain de Guinée.


