Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a effectué ce vendredi 24 juillet 2026 une visite à Kindia auprès de la famille de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat unique, session 2025-2026, condamné à un mois de prison ferme pour fraude aux examens et incarcéré à la maison centrale de Kindia avec six autres candidats.
Le déplacement du ministre est intervenu dans un contexte marqué par une vive émotion au sein de la population, quelques jours après le décès de Mamadou Djouma Bah, alors que son affaire continuait de susciter de nombreuses réactions.
Arrivé à Kindia aux environs de 13 h 50, le garde des Sceaux a été accueilli par le gouverneur de la région, en présence du préfet, du maire, ainsi que des sages de la ville, dont le secrétaire général de la Ligue fédérale. La rencontre a permis de faire le point sur la situation qui prévaut dans la cité des agrumes. Le ministre a salué les autorités administratives pour leur gestion de cette période particulièrement sensible.
La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au domicile du doyen de la ville, où l’objectif de cette mission a été présenté par le porte-parole de la délégation, N’Famara Camara, conseiller chargé des questions institutionnelles.
Prenant la parole, le Kountigui a remercié le ministre Ibrahima Sory II TOUNKARA pour son déplacement, malgré le deuil qui le frappe après l’inhumation de son père quelques heures auparavant. Il a formulé des prières et des bénédictions en faveur du retour au calme à Kindia ainsi que dans l’ensemble du pays.
La délégation s’est ensuite rendue au domicile de la famille endeuillée, où elle a été chaleureusement accueillie. Les proches du défunt ont exprimé leur reconnaissance pour cette visite de compassion et ont profité de l’occasion pour solliciter auprès du ministre la libération des six codétenus de Mamadou Djouma Bah.
À l’issue de la présentation des condoléances, le garde des Sceaux s’est adressé à la presse :
« Il y a de cela trois jours, comme vous venez de le rappeler, il y a eu le décès d’un élève qui a été condamné pour des faits de fraude. Alors, en tant que ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, je ne pouvais rester insensible à ce qui est arrivé, parce que certes, on parle de la loi, on parle de la condamnation, mais il faut montrer aussi le côté humain de la justice.»
«Alors, c’est pourquoi le président de la République et le chef du gouvernement m’ont délégué pour venir un peu m’enquérir de la situation, et surtout venir voir la famille éplorée, leur présenter mes sincères condoléances du gouvernement ainsi que de l’ensemble du peuple de Kindia.»
« Donc, si vous me voyez aujourd’hui à Kindia, avec l’ensemble de mon cabinet, le procureur général, l’inspecteur général, aux côtés de monsieur le gouverneur de la ville de Kindia, de monsieur le préfet, de monsieur le maire ainsi que des sages, c’est pour montrer à l’ensemble de la population guinéenne, et particulièrement aux citoyens de Kindia, que nous ne pouvons pas rester insensibles à ce qui s’est passé à ce niveau. »

Par cette visite, les autorités guinéennes ont voulu exprimer leur solidarité envers la famille endeuillée tout en rappelant que l’application de la loi doit s’accompagner d’une dimension humaine, dans un contexte où cette affaire continue de susciter une forte émotion au sein de l’opinion publique.
Service Communication et Relations Publiques / MJDH
Service com


