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Restitution : Conakry et Paris dialoguent sur le calendrier du retour des restes des ancêtres et du patrimoine culturel guinéen

Conakry, 29 septembre 2026 – À l’occasion de la Semaine de la fête nationale, le Musée national de Sandervalia a accueilli, ce mardi, un panel intergénérationnel intitulé « Le retour des ancêtres : mémoire, dignité et transmission ». Cette rencontre a réuni des autorités gouvernementales, des diplomates, des chercheurs, des historiens, des acteurs culturels ainsi que des descendants des deux grandes figures de la résistance, autour de la restitution du patrimoine historique guinéen conservé en France.

Un hommage aux figures de la résistance

Au cœur des interventions, la mémoire des grands résistants anticoloniaux a été honorée. Le magistrat Siriman Kouyaté, gardien du Sosso Bala, a rappelé la grandeur de l’Almamy Samory Touré, surnommé le « Napoléon des Tropiques ». Bâtisseur de l’empire du Wassoulou, Samory Touré a régné pendant 33 ans et mené 18 ans de guerre contre l’expansion coloniale, avant sa capture le 29 septembre 1898 et son exil au Gabon.

Parallèlement, l’historien Maladho Sidy Baldé est revenu sur le destin héroïque de l’Almamy Bocar Biro Barry, dernier souverain indépendant du Fouta-Djallon, tombé à la bataille de Porédaka. L’enseignant-chercheur a souligné sa vision d’un Fouta uni et insoumis face aux ingérences étrangères, un engagement qu’il a payé de sa vie.

D’éminents historiens, docteurs et professeurs, ont également retracé des pans importants de la vie des deux ancêtres, de leur parcours de bâtisseurs à leur résistance face à la conquête coloniale, offrant au public, notamment aux jeunes, un éclairage précieux sur cette page de l’histoire nationale.

Moment fort de la rencontre, des descendants de Samory Touré et de Bocar Biro Barry ont livré leurs témoignages, donnant une dimension familiale et profondément humaine à cette quête de restitution.

Pour un calendrier resserré de restitution

Prenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a lancé un vibrant plaidoyer pour réparer cette « amputation mémorielle ». Rappelant que Conakry a formalisé deux réclamations majeures, concernant les objets de Samory Touré ainsi que les restes humains de Bocar Biro et de ses compagnons, le ministre a exhorté la France à établir un « calendrier clair, précis et resserré », tout en précisant que ces démarches s’inscrivent en dehors de toute querelle idéologique ou rancœur coloniale.

L’engagement de Paris réaffirmé

Très attendue, l’intervention de l’ambassadeur de France chargé de la coopération patrimoniale, Jean-Luc Martinez, a apporté des réponses concrètes aux attentes guinéennes. Le diplomate a réaffirmé avec force l’engagement de Paris à accélérer le processus de restitution. S’appuyant sur les lois votées en 2023 et 2024 facilitant le retour des biens culturels et des restes humains, il a assuré que la demande déposée par la Guinée en juillet 2024 avançait de manière décisive.

Surtout, Jean-Luc Martinez a évoqué des restitutions d’ici quelques mois, une annonce qui marque une étape importante dans ce dossier et répond directement à l’appel du ministre guinéen en faveur d’un calendrier resserré.

Un programme national pour la mémoire

Pour accueillir ces trésors et transmettre cette histoire aux jeunes générations, le gouvernement s’appuie sur des projets structurants. La docteure Safiatou Diallo, administratrice générale du CIRD, a présenté le Programme national de recensement, de documentation et de numérisation du patrimoine guinéen. Reposant sur six piliers, dont la création d’un master en conservation, l’usage de l’intelligence artificielle et la recherche archivistique, ce programme prépare le terrain institutionnel et académique.

De son côté, Sansy Kaba Diakité, directeur de L’Harmattan Guinée, a fait le point sur les travaux en cours pour la construction du musée du Livre, appelé à devenir un lieu de conservation et de transmission du patrimoine écrit guinéen.

Ces initiatives concrétisent la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya. Entre la transformation du mausolée de la Camayenne en Panthéon national et la création du musée du Livre, la Guinée pose les bases d’une réappropriation mémorielle durable pour les générations futures.

Restitution : Conakry et Paris dialoguent sur le calendrier du retour des restes des ancu00eatres et du patrimoine culturel guinu00e9ennnConakry, 29 septembre 2026 u2013 u00c0 l’occasion de la Semaine de la fu00eate nationale, le Musu00e9e national de Sandervalia a accueilli, ce mardi, un panel intergu00e9nu00e9rationnel intitulu00e9 u00ab Le retour des ancu00eatres : mu00e9moire, dignitu00e9 et transmission u00bb. Cette rencontre a ru00e9uni des autoritu00e9s gouvernementales, des diplomates, des chercheurs, des historiens, des acteurs culturels ainsi que des descendants des deux grandes figures de la ru00e9sistance, autour de la restitution du patrimoine historique guinu00e9en conservu00e9 en France.nnUn hommage aux figures de la ru00e9sistancennAu cu0153ur des interventions, la mu00e9moire des grands ru00e9sistants anticoloniaux a u00e9tu00e9 honoru00e9e. Le magistrat Siriman Kouyatu00e9, gardien du Sosso Bala, a rappelu00e9 la grandeur de l’Almamy Samory Touru00e9, surnommu00e9 le u00ab Napolu00e9on des Tropiques u00bb. Bu00e2tisseur de l’empire du Wassoulou, Samory Touru00e9 a ru00e9gnu00e9 pendant 33 ans et menu00e9 18 ans de guerre contre l’expansion coloniale, avant sa capture le 29 septembre 1898 et son exil au Gabon.nnParallu00e8lement, l’historien Maladho Sidy Baldu00e9 est revenu sur le destin hu00e9rou00efque de l’Almamy Bocar Biro Barry, dernier souverain indu00e9pendant du Fouta-Djallon, tombu00e9 u00e0 la bataille de Poru00e9daka. L’enseignant-chercheur a soulignu00e9 sa vision d’un Fouta uni et insoumis face aux ingu00e9rences u00e9trangu00e8res, un engagement qu’il a payu00e9 de sa vie.nnD’u00e9minents historiens, docteurs et professeurs, ont u00e9galement retracu00e9 des pans importants de la vie des deux ancu00eatres, de leur parcours de bu00e2tisseurs u00e0 leur ru00e9sistance face u00e0 la conquu00eate coloniale, offrant au public, notamment aux jeunes, un u00e9clairage pru00e9cieux sur cette page de l’histoire nationale.nnMoment fort de la rencontre, des descendants de Samory Touru00e9 et de Bocar Biro Barry ont livru00e9 leurs tu00e9moignages, donnant une dimension familiale et profondu00e9ment humaine u00e0 cette quu00eate de restitution.nnPour un calendrier resserru00e9 de restitutionnnPrenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Mou00efse Sylla, a lancu00e9 un vibrant plaidoyer pour ru00e9parer cette u00ab amputation mu00e9morielle u00bb. Rappelant que Conakry a formalisu00e9 deux ru00e9clamations majeures, concernant les objets de Samory Touru00e9 ainsi que les restes humains de Bocar Biro et de ses compagnons, le ministre a exhortu00e9 la France u00e0 u00e9tablir un u00ab calendrier clair, pru00e9cis et resserru00e9 u00bb, tout en pru00e9cisant que ces du00e9marches s’inscrivent en dehors de toute querelle idu00e9ologique ou rancu0153ur coloniale.nnL’engagement de Paris ru00e9affirmu00e9nnTru00e8s attendue, l’intervention de l’ambassadeur de France chargu00e9 de la coopu00e9ration patrimoniale, Jean-Luc Martinez, a apportu00e9 des ru00e9ponses concru00e8tes aux attentes guinu00e9ennes. Le diplomate a ru00e9affirmu00e9 avec force l’engagement de Paris u00e0 accu00e9lu00e9rer le processus de restitution. S’appuyant sur les lois votu00e9es en 2023 et 2024 facilitant le retour des biens culturels et des restes humains, il a assuru00e9 que la demande du00e9posu00e9e par la Guinu00e9e en juillet 2024 avanu00e7ait de maniu00e8re du00e9cisive.nnSurtout, Jean-Luc Martinez a u00e9voquu00e9 des restitutions d’ici quelques mois, une annonce qui marque une u00e9tape importante dans ce dossier et ru00e9pond directement u00e0 l’appel du ministre guinu00e9en en faveur d’un calendrier resserru00e9.nnUn programme national pour la mu00e9moirennPour accueillir ces tru00e9sors et transmettre cette histoire aux jeunes gu00e9nu00e9rations, le gouvernement s’appuie sur des projets structurants. La docteure Safiatou Diallo, administratrice gu00e9nu00e9rale du CIRD, a pru00e9sentu00e9 le Programme national de recensement, de documentation et de numu00e9risation du patrimoine guinu00e9en. Reposant sur six piliers, dont la cru00e9ation d’un master en conservation, l’usage de l’intelligence artificielle et la recherche archivistique, ce programme pru00e9pare le terrain institutionnel et acadu00e9mique.nnDe son cu00f4tu00e9, Sansy Kaba Diakitu00e9, directeur de L’Harmattan Guinu00e9e, a fait le point sur les travaux en cours pour la construction du musu00e9e du Livre, appelu00e9 u00e0 devenir un lieu de conservation et de transmission du patrimoine u00e9crit guinu00e9en.nnCes initiatives concru00e9tisent la vision du pru00e9sident de la Ru00e9publique, le gu00e9nu00e9ral Mamadi Doumbouya. Entre la transformation du mausolu00e9e de la Camayenne en Panthu00e9on national et la cru00e9ation du musu00e9e du Livre, la Guinu00e9e pose les bases d’une ru00e9appropriation mu00e9morielle durable pour les gu00e9nu00e9rations futures. »}, »save_info »:{« viewer_save_state »: »NOT_SAVED

Source : MCAGUINEE

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  • Par le Mouvement Hèri Kira

    Le mouvement citoyen Hèri Kira est une plateforme de jeunesse qui se positionne comme un ardent défenseur de la refondation nationale et un soutien actif aux actions du Général Bâtisseur Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya.

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