Depuis que la République de Guinée a confié à monsieur Ismaël Nabé, ingénieur formé en Malaisie qui est un pays dont le développement a été suivi en direct, la conduite du ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement (MPCID) vas d’exploit en exploit. Le ministre s’inscrit dans une continuité assumée et plébiscitée tant au niveau national qu’inteternational. Sa feuille de route a suivi un fil directeur constant : traduire en planification stratégique et en résultats mesurables la vision de refondation portée par le Président de la République, le Général Bâtisseur Mamadi Doumbouya. De l’hémicycle du Conseil national de la transition aux enceintes des Nations unies, son action illustre une diplomatie économique résolument tournée vers l’efficacité et la redevabilité.
Le chantier le plus structurant porté par le ministère demeure évidemment le programme phare de la Ve République qui est le Programme Simandou2040, adopté le 5 mars 2026 par le Conseil national de la transition à travers deux instruments juridiques majeurs : la loi-plan 2026-2040 et la loi-programme 2026-2030, venues remplacer le Programme de référence intérimaire 2022-2025. Loin de se limiter à l’exploitation du gisement de fer de Simandou, ce cadre stratégique organise la transformation structurelle de l’économie guinéenne autour de cinq piliers – agriculture et industrie alimentaire, éducation et culture, infrastructures et transports, économie et finance, santé et bien-être – déclinés en 122 mégaprojets et 36 réformes prioritaires. Le montage financier retenu, estimé à plus de 200 milliards de dollars sur quinze années, repose sur une architecture diversifiée mêlant financements concessionnels, ressources publiques, apport du fonds souverain guinéen en cours de structuration juridique, et mobilisation attendue des partenaires techniques et financiers ainsi que du secteur privé. Cette ingénierie financière traduit une volonté d’ancrage institutionnel et de gouvernance rigoureuse des investissements structurants.
Sur le plan de la coopération multilatérale et bilatérale, le ministre a impulsé une relance méthodique des partenariats. La Banque islamique de développement, premier bailleur en volume de portefeuille, finance notamment la route Labé-Mali-Sénégal, tandis que les fonds arabes – Fonds saoudien pour le développement, Fonds koweïtien, Fonds d’Abou Dhabi et Fonds de l’OPEP – accompagnent plusieurs projets structurants à travers le pays. La signature, le 30 juin 2026, du Programme de partenariat pays 2026-2030 avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel a consacré l’industrialisation et la modernisation des petites et moyennes entreprises comme leviers de diversification économique. Le Fonds international de développement agricole soutient, à travers le projet AgriFARM, le renforcement de la sécurité alimentaire, tandis que Bpifrance et l’Agence française de développement explorent des montages destinés à mobiliser le secteur privé français. Des missions conduites à Bakou, à Riyad et à Hanoï, ainsi qu’un accord de coopération sino-guinéen portant sur 400 forages, complètent ce maillage partenarial. Le partenariat avec la Chine s’est renforcé dans le cadre du suivi des dix priorités du Forum sur la coopération sino-africaine, tandis qu’un accord conclu avec le Japon et le Programme alimentaire mondial a appuyé la sécurité alimentaire de plus de 52 000 bénéficiaires. Le ministre a par ailleurs annoncé la propriété désormais intégrale, par l’État guinéen, de la société MMC, aux côtés de nouveaux financements émiratis destinés à l’échangeur de Cosa et à plusieurs projets agricoles.
Sur la scène régionale, cette dynamique a connu un prolongement significatif le 8 avril 2026, à Accra, lorsque le Conseil des gouverneurs de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a porté monsieur Ismaël Nabé, à l’unanimité, à sa présidence, en succession du ministre ghanéen des Finances Cassiel Ato Baah Forson. Le ministre guinéen a fixé quatre priorités à son mandat : le renforcement de la mobilisation des ressources et du recouvrement du capital, l’ouverture de la Banque à des membres non régionaux, l’élargissement de son rayonnement institutionnel, et son positionnement comme principale institution de financement du développement en Afrique de l’Ouest. Cette reconnaissance régionale suit de peu l’obtention par la Guinée de sa première notation de crédit souveraine auprès de Standard & Poor’s, fixée à B+, perspective stable, puis relevée à perspective positive en mars 2026 – un signal de confiance pour les marchés financiers internationaux.
Devant le Forum politique de haut niveau sur le développement durable, au siège des Nations unies, Ministre Ismaël Nabé a présenté le troisième Rapport national volontaire de la Guinée sur les Objectifs de développement durable, soulignant un potentiel hydroélectrique national supérieur à 6 000 mégawatts, dont moins d’un cinquième seulement est aujourd’hui exploité. Lors de la revue annuelle du cadre de coopération entre la Guinée et le Programme des Nations unies pour le développement, il a plaidé pour un alignement stratégique des interventions autour de quatre principes directeurs : cohérence avec les priorités nationales, recherche d’impacts mesurables, financements innovants et renforcement de la redevabilité. Le département a par ailleurs engagé la mise en place d’une plateforme nationale intégrée de gestion de l’aide publique au développement (PGA) en remplacement de la plateforme des partenaires techniques et financiers (PTF), gage de transparence budgétaire et d’interopérabilité entre les différents partenaires.
Au niveau national, le ministre a défendu devant l’Assemblée nationale, lors de la session extraordinaire du 3 août 2026, la ratification de plusieurs accords considérés comme des leviers d’accélération de la transformation économique du pays. La publication des résultats de la sixième Enquête démographique et de santé a par ailleurs fait de la donnée statistique un socle renouvelé de la planification du développement humain. Ces avancées s’inscrivent dans un renforcement continu du portefeuille de projets suivis par le ministère, dans un esprit de gouvernance financière et de résilience économique appliquée aux secteurs prioritaires du pays.
L’ensemble de cette action ministérielle demeure indissociable de la vision de refondation portée par le Président de la République, le Général Bâtisseur Mamadi Doumbouya, pour qui la Guinée ne doit plus subir son potentiel mais l’organiser au service du plus grand nombre. Le programme Simandou 2040 traduit concrètement cette ambition en inscrivant, pour la première fois, une trajectoire de développement durable dans l’ordre juridique national jusqu’à l’horizon 2040. La relance des partenariats avec les institutions financières internationales et régionales illustre également la volonté présidentielle de consolider la souveraineté économique du pays sans rompre avec l’ouverture internationale. En plaçant l’industrialisation, l’inclusion sociale et le renforcement du capital humain au cœur de la planification stratégique, le ministère du Plan contribue directement aux orientations fixées par le Chef de l’État pour la Ve République. Cette articulation entre vision présidentielle et mise en œuvre sectorielle constitue, pour de nombreux observateurs, l’un des traits distinctifs de la gouvernance guinéenne actuelle.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah associe régulièrement le ministère du MPCID aux grandes étapes de l’action diplomatique et économique de son gouvernement, comme en ont témoigné la signature du partenariat avec l’ONUDI ou la mission conjointe conduite à Abidjan en août 2026. Cette proximité institutionnelle entre la Primature et le département du Ministre Nabé traduit une coordination gouvernementale resserrée au service des priorités fixées par le Président de la République.
Depuis sa prise de fonction, Monsieur Ismaël Nabé reste un très grand contributeur et à replacer la planification stratégique et la coopération internationale au centre de l’architecture institutionnelle guinéenne du développement. Entre lois-cadres, partenariats renouvelés et instruments de gouvernance renforcés, le bilan de son action donne à voir une administration en quête de résultats mesurables plutôt que de postures.



