le Garde des Sceaux supervise l’incinération de plus d’une tonne de stupéfiants à Enta dans la commune de Tombolia – MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, accompagné de son homologue de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, a présidé ce samedi 29 août 2026, à Enta dans la commune de Tombolia, une importante opération d’incinération de drogues, de substances psychotropes, de médicaments et de boissons frelatées saisis au cours des opérations menées par les services compétents. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants, considérés comme une menace majeure pour la santé publique, la jeunesse, la sécurité et la stabilité sociale.

 

 

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités locales, notamment le Maire de la commune de Tombolia, ainsi que de plusieurs responsables des institutions et services impliqués dans la lutte contre le trafic de drogue. Au cœur de cette opération, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a joué un rôle déterminant à travers la coordination judiciaire du processus de centralisation, de vérification et de destruction des produits saisis.

 

Sous la coordination du Parquet général près la Cour d’appel de Conakry, les produits concernés ont été centralisés après avoir été saisis, inventoriés, identifiés, pesés et vérifiés. Ces saisies, effectuées entre le 23 octobre 2025 et le 28 août 2026, proviennent notamment de l’Office central antidrogue (OCAD), des Services spéciaux chargés de la lutte contre la criminalité organisée, de la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale (DCIJ-GN), de la Direction générale des douanes, ainsi que des parquets d’instance de Kaloum, Dixinn et Mafanco.

 

Au total, l’opération a porté sur 56,32 kilogrammes de cocaïne, plus d’une tonne et demie de cannabis, 37,396 kilogrammes de hachich et 9,182 kilogrammes de kush, auxquels s’ajoutent d’importantes quantités de tramadol, de médicaments et de boissons frelatées.

 

 

Devant la population de Tombolia et sous le contrôle des autorités judiciaires compétentes, ces produits ont été publiquement incinérés. Un huissier de justice a également été chargé de constater la destruction et d’en dresser acte.

Dans son intervention, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a tenu à rappeler la portée essentiellement judiciaire de cette opération.

 

 

Pour lui, l’incinération ne constitue pas une simple opération technique, mais représente l’aboutissement d’une procédure judiciaire rigoureusement encadrée par la loi. Le ministre a insisté sur le fait que chacun des produits détruits avait été saisi par les services compétents, placé sous scellés, inventorié, pesé, identifié et rattaché à une procédure judiciaire. Il a également souligné que les scellés avaient fait l’objet de vérifications aussi bien au point de départ qu’à leur arrivée sur le site d’incinération.

« Dans un État de droit, on ne détruit rien arbitrairement. On détruit ce que la loi permet de détruire, selon les formes que la loi prescrit et sous le contrôle des juges », a déclaré le Garde des Sceaux, mettant ainsi en avant le respect des procédures et des principes de l’État de droit.

Pour le ministre Ibrahima Sory II Tounkara, l’incinération des produits saisis ne constitue nullement l’aboutissement de l’action judiciaire contre les réseaux de trafic. Il a clairement averti que les procédures judiciaires ouvertes se poursuivront jusqu’à leur terme et que les personnes mises en cause devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.

 

 

Le Garde des Sceaux a surtout insisté sur la nécessité de remonter jusqu’aux principaux acteurs des réseaux criminels. « La justice ne s’arrêtera pas aux transporteurs et aux revendeurs de rue », a-t-il martelé, soulignant la volonté des autorités judiciaires d’identifier les commanditaires, les financiers et les circuits financiers qui permettent au trafic de prospérer.

Selon lui, le trafic de drogue est souvent lié à d’autres formes de criminalité, notamment le blanchiment de capitaux, la corruption et parfois la violence. Une situation qui, au-delà de la santé publique, porte directement atteinte à la sécurité et à l’autorité de l’État.

 

 

Le ministre a ainsi défendu une réponse judiciaire « ferme », mais surtout « complète », allant de la saisie au jugement, jusqu’à la confiscation des avoirs issus des activités criminelles.

Le Garde des Sceaux a salué le travail accompli par l’ensemble des services engagés dans cette lutte. Il a notamment félicité l’Office central antidrogue, la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale, les Services spéciaux, la Direction générale des douanes ainsi que les parquets d’instance de Kaloum, Dixinn et Mafanco.

 

Cette opération illustre également la volonté de renforcer la coopération entre les différents services de l’État, sous l’impulsion du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et en étroite collaboration avec le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Le Garde des Sceaux a par ailleurs salué l’appui des partenaires internationaux engagés aux côtés de la Guinée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et la criminalité organisée.

S’adressant particulièrement à la jeunesse guinéenne, Ibrahima Sory II Tounkara a livré un message de sensibilisation, tout en réaffirmant la fermeté de la justice face aux trafiquants.

 

 

Il a appelé les jeunes à se détourner de la consommation et du commerce des stupéfiants, rappelant que les profits tirés de ce trafic ne sauraient justifier les conséquences humaines et sociales qu’il entraîne. Le ministre a également adressé un avertissement clair à ceux qui s’adonnent à ce commerce illicite : la justice guinéenne poursuivra les auteurs et appliquera la loi avec fermeté.

Cette détermination, a-t-il rappelé, s’inscrit dans le cadre des orientations du Gouvernement et sous la conduite du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, avec la volonté de consolider l’État de droit et de protéger la population contre les différentes formes de criminalité.

 

 

À travers cette opération d’incinération, le Gouvernement guinéen réaffirme sa détermination à combattre le trafic et la consommation de stupéfiants. Au-delà de la destruction de quantités considérables de produits illicites, l’action conduite sous le contrôle du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme traduit la volonté de renforcer la chaîne pénale, de garantir le respect des procédures judiciaires et de poursuivre les responsables à tous les niveaux des réseaux criminels.

 

 

Pour le Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, la lutte contre la drogue ne saurait se limiter à la saisie et à la destruction des produits. Elle doit se poursuivre jusqu’au démantèlement des réseaux, à l’identification de leurs financiers et à la confiscation des biens issus du crime. Une approche qui place la Justice au cœur de la protection de la jeunesse, de la sécurité collective et de la consolidation de l’État de droit en Guinée.

 

Service Communication et Relation Publiques /MJDH

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  • Par le Mouvement Hèri Kira

    Le mouvement citoyen Hèri Kira est une plateforme de jeunesse qui se positionne comme un ardent défenseur de la refondation nationale et un soutien actif aux actions du Général Bâtisseur Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya.

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