RGE-1 : la région de Kindia mobilisée pour mieux connaître son tissu économique

Kindia, le 17 septembre 2026 — Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, M. Ismaël NABÉ, a présidé la rencontre d’information, de sensibilisation et de mobilisation des acteurs économiques et des autorités locales de Kindia, dans le cadre du Premier Recensement Général des Entreprises (RGE-1).

La rencontre a réuni les autorités administratives et locales, les services déconcentrés, les partenaires techniques et financiers, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat, ainsi que les acteurs du secteur privé, artisans et commerçants.

Le Gouverneur de Kindia a souhaité la bienvenue à la délégation et réaffirmé l’engagement des autorités locales à accompagner la réussite de l’opération.

Au nom de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat (CCIAG), le Trésorier principal a, pour sa part, réitéré l’engagement du secteur privé avant de réaffirmer la disponibilité des instances consulaires à accompagner le processus. Il a souligné le rôle essentiel des chambres de commerce et d’industrie dans la mobilisation des opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire national, à travers leurs différentes structures déconcentrées. Son intervention a surtout mis en lumière un enjeu majeur : la nécessité de disposer d’informations économiques fiables et actualisées sur les entreprises guinéennes.

Selon lui, une meilleure connaissance du tissu entrepreneurial permettra non seulement aux autorités de mieux orienter leurs politiques, mais également aux partenaires nationaux et internationaux de mieux identifier les entreprises susceptibles de bénéficier de programmes, de formations, de partenariats ou d’opportunités d’affaires.

Il a ainsi appelé l’ensemble des opérateurs économiques guinéens à répondre favorablement aux équipes chargées du recensement et à contribuer activement à la réussite de cette opération.

Cette mobilisation du secteur privé apparaît d’autant plus déterminante que la qualité des résultats du RGFE-1 dépendra largement de la disponibilité et de la fiabilité des informations fournies par les entreprises.

Le Directeur Général de l’INS, Dr Makan Doumouya, a présenté le processus, les objectifs et les enjeux du RGE-1, tout en précisant le rôle et la contribution attendue des différentes parties prenantes. Il a replacé le RGFE-1 dans sa dimension stratégique. À ses yeux, la Guinée ne peut prétendre transformer durablement son économie sans disposer au préalable d’une connaissance précise de sa réalité économique. L’enjeu est donc de produire une information statistique suffisamment exhaustive, fiable et actualisée pour permettre aux décideurs de mieux comprendre les dynamiques économiques du pays.

Cette connaissance doit notamment permettre de mieux identifier les entreprises, leur localisation, leurs secteurs d’activité, leur contribution à l’emploi et les différentes caractéristiques de leur activité.

Le RGFE-1 doit ainsi contribuer à améliorer les outils statistiques nationaux et à fournir aux décideurs publics comme aux acteurs économiques une meilleure visibilité sur l’appareil productif guinéen.

Dans son intervention, le Ministre Ismaël NABE a rappelé l’importance de disposer de données fiables pour mieux connaître, planifier et accompagner le développement économique. Il a insisté sur une réalité fondamentale : la transformation d’une nation ne peut être conduite à l’aveugle. Elle nécessite une vision, des instruments solides, des investissements importants, mais également et surtout une connaissance précise de la réalité nationale. « On ne peut pas planifier efficacement ce que l’on ne connaît pas. On ne peut pas transformer durablement ce qu’on ne mesure pas », a-t-il martelé.

Dans cette logique, le RGFE-1 apparaît comme le complément naturel du recensement général de la population et de l’habitation. Si ce dernier permet de mieux connaître le capital humain du pays, le recensement des entreprises doit permettre de dresser la photographie du capital économique et de l’appareil productif national.

Face aux éventuelles préoccupations des opérateurs économiques, le Ministre Ismaël Nabé a tenu à délivrer un message particulièrement clair. « Le RGFE-1 n’est pas un instrument de contrôle, mais un instrument de connaissance. C’est un instrument de planification, c’est un instrument d’accompagnement », a-t-il expliqué. L’objectif, a-t-il poursuivi, n’est pas de juger les entreprises, mais de mieux comprendre leurs réalités afin de permettre à l’État d’élaborer des politiques publiques davantage adaptées.

Cette clarification constitue un élément essentiel de la campagne de sensibilisation, puisque la réussite du recensement dépendra de l’adhésion et de la collaboration des entreprises.

Où investir ? Quels secteurs accompagner ? Quelles infrastructures développer ? À travers les données qui seront collectées, le Gouvernement entend disposer de réponses plus précises à une série de questions déterminantes pour l’avenir économique du pays.

Où se trouvent les principaux pôles économiques ? Quels sont les secteurs à fort potentiel ? Où se situent les déficits d’investissement ? Quels secteurs doivent bénéficier d’un accompagnement prioritaire ? Où faut-il renforcer les infrastructures et les services ? Où améliorer l’accès à l’investissement ? Où développer des formations professionnelles spécialisées ?

Autant de questions auxquelles le RGFE-1 devrait permettre d’apporter des éléments de réponse. Pour le Ministre Ismaël NABE, l’objectif ultime est de transformer la connaissance en décisions et les décisions en développement.

Le recensement doit ainsi contribuer à une meilleure territorialisation des politiques de développement, à une identification plus précise des chaînes de valeur agricoles et industrielles, à une meilleure orientation des investissements et à un accompagnement plus efficace du secteur privé.

Il a également appelé les autorités locales, les services déconcentrés, les organisations professionnelles et l’ensemble des opérateurs économiques de Kindia à faire du RGE-1 une réussite collective, en insistant sur un message majeur à l’endroit des entrepreneurs : le recensement est un instrument de connaissance, de planification et d’accompagnement, et non un instrument de contrôle.

Inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, le RGE-1 doit contribuer à renforcer l’architecture statistique nationale et à mieux orienter les investissements, les politiques publiques et l’accompagnement du secteur privé.

Au-delà de la production de statistiques, le ministre Ismaël Nabé inscrit le RGFE-1 dans une perspective beaucoup plus large : celle de la transformation de la Guinée à l’horizon 2040. La Guinée de 2040, estime-t-il, se prépare dès aujourd’hui dans les écoles, les administrations, les entreprises, les bases de données et dans la capacité collective du pays à connaître précisément ses réalités.

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En marge de la cérémonie, le Ministre Ismaël NABÉ a procédé, au Gouvernorat de Kindia, à la remise de 120 tonnes de riz offertes par la République populaire de Chine à la République de Guinée, destinées aux personnes vulnérables de la région.

Un geste qui illustre également la solidarité et la coopération sino-guinéenne en faveur des populations.

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  • Par le Mouvement Hèri Kira

    Le mouvement citoyen Hèri Kira est une plateforme de jeunesse qui se positionne comme un ardent défenseur de la refondation nationale et un soutien actif aux actions du Général Bâtisseur Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya.

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