À l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Direction nationale des Droits de l’Homme, a organisé un atelier de sensibilisation destiné aux forces de défense et de sécurité au Centre de Formation Judiciaire. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par le département pour prévenir la torture, promouvoir le respect des droits fondamentaux et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans l’application de la loi.
Prenant la parole, la représentante du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) en Guinée, Mme Kossiwa Didi, a rappelé que cette journée marque l’entrée en vigueur de la Convention des Nations Unies contre la torture. Elle a insisté sur le fait que l’élimination de cette pratique constitue une exigence incontournable pour la protection de la dignité humaine.

Elle a également salué les réformes entreprises par les autorités guinéennes en matière de renforcement du cadre juridique et institutionnel des droits humains, ainsi que les initiatives visant à améliorer les conditions de détention. Mme Didi a, par ailleurs, plaidé pour une meilleure prise en compte de l’approche genre dans les politiques de prévention de la torture.
Représentant le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, la Secrétaire générale du département, Mme Irène Marie Hadjimalis, a rappelé que cette journée offre l’occasion de renouveler l’engagement de la République de Guinée en faveur de la dignité humaine, de la justice et du respect des droits fondamentaux.
Elle a souligné que la torture est interdite en toutes circonstances, aussi bien par les conventions internationales que par la Constitution et les lois nationales. Elle a également mis en avant les avancées réalisées par la Guinée, notamment la ratification de la Convention contre la torture, l’incrimination de cette infraction dans le Code pénal et son interdiction formelle dans la Constitution. Selon elle, ces réformes traduisent la volonté des autorités de placer le respect de la dignité humaine au cœur de l’action publique.

Organisée avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, cette rencontre a permis au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de réaffirmer sa détermination à poursuivre les actions de sensibilisation, de formation et de promotion des droits humains afin de prévenir durablement la torture, de lutter contre l’impunité et de renforcer la protection des victimes en République de Guinée.
Service Communication et Relations Publiques / MJDH
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